Jeudi 31 janvier 2008
Heu...moi.

Voilà, c'est fait, j'ai eu les résultats de mon fameux examen professionnel et c'est tout bonnard.
Bon d'accord, j'ai pas trouvé le vaccin contre le SIDA ni même une crème anti-hémorroïdes vraiment efficaces, mais chuis quand même contente, ce serait mentir de prétendre le contraire. Et avec ma meuf qui me saute au cou toutes les 5 minutes (pas désagréable, ma foi) pour me dire à quel point elle est fière de moi et heureuse pour nous (rapport au poignon avec un i, évidemment), je ne risque pas d'oublier de câliner mon ego.

J'en profite parce qu'après tout l'état de grâce n'est que temporaire...

Me voilà attachée principale à pas tout à fait 32 ans, alors évidemment ça va être long jusqu'à la retraite...Vu que je n'ai aucune envie de rentrer à l'ENA par062--champagne-tower-1.jpg la petite porte et de me fader des postes à la con qui rendent tristes et méchants, je m'en tiendrai là question avancement.
Du coup, si je veux vibrer un peu en allant bosser le matin, je vais être obligée de prendre une dispo pour me trouver une vraie occupation, je ne vois pas comment faire autrement!
ça tombe bien remarquez, c'est précisément ce que je voulais faire. Pour devenir libraire (si vous suivez régulièrement mes aventures palpitantes vous le savez déjà, sinon je vous l'apprends et dans ce cas il serait bon que vous vous exstasiez, merci.)
 
La question c'est quand? Le plus vite sera le mieux! Je vais y travailler dès que possible et comptez sur moi pour aller au bout de mon idée s'il y a un début de commencement de projet (et ça tombe bien parce qu'en ce moment ça frémit de ce côté...).

Alors là je vous vois venir, vous allez me dire "mais qu'est-ce tu te casses les couilles que tu n'as pas à passer un examen qui te servira à rien si tu pars en dispo?"
Et ben si je prends une dispo et que je me plante, je pourrai toujours faire coucouche-panier dans un petit bureau en me rapatriant dans ma très chère administration, en cas de coup dur. C'est ce qu'on appelle un parachute. Et quand on peut revenir comme attaché principal, c'est un parachute de luxe.

Voilà, maintenant je ne vous embêterai plus avec ça, mais permettez-moi de trinquer avec vous...
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Mardi 29 janvier 2008
Aujourd'hui était une journée un peu particulière, puisque je n'allais pas bosser  et pourtant j'allais être payée double.
Mais comment que fais-je? Je tapine au bois de Vincennes en plein jour (déjà que je le fais pas la nuit, alors...)? J'escroque les vieilles du quartier en me faisant passer pour une représentante en chaises percées? Je colle des affiches pour la candidature de Dominique Voynet aux municipales ("Voynet à Montreuil, un espoir pour les écureuils")?p99_967.gif

Nan, c'est pas du tout ça.
Pour gagner plus de sous sans me fouler la ratte, j'ai fait passer des oraux blancs dans mon ministère de choc.
Je vous plante le décor: un jury de 4 personnes (dont bibi), un candidat, une table en bois au milieu et 30 minutes de causette pour déterminer si oui ou non le candidat en question a l'étoffe d'un héros. Ou au moins l'envergure pour passer au grade supérieur (SA classe exceptionnelle pour ceux qui sont du milieu).
Le principe c'est que ces personnes, après avoir réussi l'épreuve écrite d'admissibilité, viennent volontairement se faire torturer en guise d'entraînement pour l'épreuve réelle d'admission, qui aura lieu dans quelques jours.
Faut être maso quelquepart.
Moi, quand je dois passer ce genre d'épreuve, je m'abstiens de toute préparation officielle, tellement j'ai peu confiance dans les énergumènes choisis pour nous préparer. Par contre, quand on cherche les énergumènes en question, je dis banco, votez pour moi, je suis votre homme, votre femme, ou tout ce qui vous arrange.
C'est une forme de cynisme, oui, je vous le concède.
Participaient avec moi à ce jury un autre attaché, brillantissime. Pas beau, comme souvent les gens brillants mais en même temps c'est pas ce qu'on lui demandait, hein. Et puis si Brad Pitt était chef de bureau, ça se saurait.
Y'avait aussi une vieille bique, pas belle, comme souvent les gens brillants, sauf que elle y'a bien longtemps que les lumières se sont éteintes, soufflées par un vent d'ignorance et d'incompétence. Je ne suis pas sûre que sa contribution au débat ait aidé qui que soit aujourd'hui, à part peut-être ses collègues qui ne l'ont pas eu dans les pattes de la journée. Pour commencer elle a refusé de poser des questions aux deux premiers candidats parce que n'ayant jamais officié comme jury, elle voulait voir comment faisaient les autres avant de se lancer. ça commençait bien. La 3ème victime prévue au menu de la matinée ayant déclaré forfait, vous en déduirez aisément que la vieille bique a été payée à ne rien foutre ce matin, au sens vrai du terme.
Mais attention : l'après-midi la bête s'est réveillée, et niveau questions, elle nous a balancé du lourd : "est-ce que vous avez des hobbies?"...
Et puis bien sûr il y avait le président, un administrateur civil chef de bureau dans la sous-direction où je bossais précédemment. LE professionnel du jury. Le type toujours en embuscade pour choper des vacations. Je suis sûre que l'an dernier il a pu se payer un yachtwallyisland-luxury-yacht_12.jpg et peut-être même une île pour tourner autour avec les sous qu'il a touchés. A plus de 100 € par jour, ça peut aller vite...
A nous 4 on faisait une belle brochette de vainqueurs, c'est clair.
Je suis pas sûre qu'on ait beaucoup impressionné les candidats, et c'est tant mieux parce que c'est très désagréable de voir quelqu'un de 50 ans s'effondrer en larmes devant vous parce qu'il n'arrive pas à surmonter son stress.
Moi dans le fond je les aime bien les candidats, parce qu'ils ont bossé dur pour la plupart pour en arriver là, alors respect.
Et puis peut-être aussi parce que j'étais à leur place il y a 15 jours et que pour moi les résultats c'est demain en principe. Et que je ne suis pas du tout stressée.

PAS DU TOUT.
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Dimanche 27 janvier 2008
Pour que vous commenciez la semaine de bonne humeur, j'ai exhumé de mon grenier cette chansonette qui je l'espère, vous rappellera de tendres souvenirs:  ces  après-midis de vacances , vautrés devant votre grosse télé à 3 chaînes, sans télécommande évidemment (la mienne avait une petite porte pour planquer les boutons de commande et mon imbécile de frère se faisait un  plaisir de piquer la clé de la petite porte...),  une tartine de Nutella dans une main et un verre d'Oasis dans l'autre.

Ne m'en veuillez pas si demain en réunion vous fredonnez: "1, 2, 3, 4 nous sommes des petits lapins..."
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