ActionS!
Mes connaissances en économie sont, je dois bien l'avouer, limitées.
Certes j'ai passé un bac B mais quand on sait que mon prof trouvait plus intéressant de nous expliquer les méfaits de la toilette quotidienne à l'égard de nos défenses immunitaires que de nous détailler les théories keynésiennes, on pardonnera mes lacunes.
Et croyez-moi, il ne se contentait pas de théoriser sur le sujet...
Tout ça pour en arriver au fait que j'ai décidé de ne plus limiter mes lectures à la fiction, et d'élargir mon spectre littéraire à des domaines plus ardus pour mon esprit vagabond, histoire de ne pas mourir trop bête.
Aussi, j'ai pris la résolution de me frotter à des ouvrages de vulgarisation ou des essais suffisamment clairs pour qu'ils ne me tombent pas des mains à la page 2.
Premier du genre : La guerre des capitalismes aura lieu, du collectif "le cercle des économistes", sous la direction de Jean-hervé Lorenzi. De nombreux économistes ont participé à cette oeuvre collective, via leurs travaux réalisés dans le cadre des rencontres économiques d'Aix en Provence de 2007.
La plupart de ces économistes partagent l'idée selon laquelle il n'existe pas un capitalisme, mais des formes différentes de capitalisme, qui co-existent, se concurrencent, voire peuvent être source de tensions ou pire, de conflits.
Rappelons pour mémoire que le capitalisme se caractérise par la propriété privée des moyens de production en vue de réaliser des profits et, tant qu'à faire, de les accroître. Mais la définition s'est déclinée de différentes manières, selon les pays, et surtout selon le contexte historique et social.
Le bouquin est particulièrement éclairant sur ce point. Il explique pourquoi le modèle dominant de capitalisme anglo-saxon (en gros des sociétés côtées qui se financent via le marché boursier et doivent rendre des comptes à court terme essentiellement à leurs actionnaires) se casse encore les dents sur des systèmes sensiblement différents, comme le capitalisme à l'européenne, encore très influencé par de grandes familles (Rotschild, Wendel et autres...) qui n'ont pas ou peu dispersé les bijoux de famille. Le capitalisme à la Russe, avec un Etat actionnaire puissant qui se veut acteur économique et pas seulement régulateur, le capitalisme à la chinoise, etc.
Tous ces systèmes subissent des contraintes très différentes, et peuvent aboutir également à des résultats différents. L'influence de la société est à cela primordiale. Ainsi, par exemple, l'Europe a une tendance historique à protéger ses salariés alors que les Etats-Unis ne jurent que par la libre-entreprise à tout prix.
Les auteurs détaillent ensuite les différents moyens à disposition des entreprises pour se financer, et les conséquences que ces choix ont sur leurs résultats et parfois leur survie. Ainsi une société financée uniquement par des actions pourra lever plus de capitaux mais subira une grosse pression de ses actionnaires, intéressés par une rentabilité à court terme, alors qu'une société financée par l'emprunt disposera de plus de latitude dans sa façon de gérer ses affaires mais sera fragilisée par sa dette.
Le livre aborde d'autres concepts plus techniques comme les "hedges funds" ou les fonds souverains, mais je vous épargnerai les détails!
Un passage particulièrement intéressant montre comme notre vision des choses peut être parfois biaisée par un certain nombre de préjugés, pas forcément économiques : Ainsi l'OCDE a constaté, études poussées à l'appui, que les pays émergents qui affichaient la plus forte croissance n'étaient pas ceux dans lequel les investissements des pays riches étaient les plus élevés, mais au contraire ceux dans lesquels l'épargne nationale était mobilisée.
Voilà, dans les très grandes lignes, les sujets évoqués dans ce livre.
je ne vous cache pas que j'ai un peu souffert au cours de cette lecture, mes méninges étant particulièrement mises à contribution!
Le style propre à ce genre d'exercice peut sembler rébarbatif, mais il est la condition essentielle d'un discours sérieux et bien construit.
Pour tout vous dire j'ai apprécié ce bouquin, même si certains passages sont restés pour moi parfaitement obscurs!
L'essentiel est que je me sente un peu moins démunie devant ma télé ou mon journal, lorsque ces questions seront évoquées.
Et pour conclure :
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le communisme c'est l'inverse...
Certes j'ai passé un bac B mais quand on sait que mon prof trouvait plus intéressant de nous expliquer les méfaits de la toilette quotidienne à l'égard de nos défenses immunitaires que de nous détailler les théories keynésiennes, on pardonnera mes lacunes.
Et croyez-moi, il ne se contentait pas de théoriser sur le sujet...
Tout ça pour en arriver au fait que j'ai décidé de ne plus limiter mes lectures à la fiction, et d'élargir mon spectre littéraire à des domaines plus ardus pour mon esprit vagabond, histoire de ne pas mourir trop bête.
Aussi, j'ai pris la résolution de me frotter à des ouvrages de vulgarisation ou des essais suffisamment clairs pour qu'ils ne me tombent pas des mains à la page 2.
Premier du genre : La guerre des capitalismes aura lieu, du collectif "le cercle des économistes", sous la direction de Jean-hervé Lorenzi. De nombreux économistes ont participé à cette oeuvre collective, via leurs travaux réalisés dans le cadre des rencontres économiques d'Aix en Provence de 2007.La plupart de ces économistes partagent l'idée selon laquelle il n'existe pas un capitalisme, mais des formes différentes de capitalisme, qui co-existent, se concurrencent, voire peuvent être source de tensions ou pire, de conflits.
Rappelons pour mémoire que le capitalisme se caractérise par la propriété privée des moyens de production en vue de réaliser des profits et, tant qu'à faire, de les accroître. Mais la définition s'est déclinée de différentes manières, selon les pays, et surtout selon le contexte historique et social.
Le bouquin est particulièrement éclairant sur ce point. Il explique pourquoi le modèle dominant de capitalisme anglo-saxon (en gros des sociétés côtées qui se financent via le marché boursier et doivent rendre des comptes à court terme essentiellement à leurs actionnaires) se casse encore les dents sur des systèmes sensiblement différents, comme le capitalisme à l'européenne, encore très influencé par de grandes familles (Rotschild, Wendel et autres...) qui n'ont pas ou peu dispersé les bijoux de famille. Le capitalisme à la Russe, avec un Etat actionnaire puissant qui se veut acteur économique et pas seulement régulateur, le capitalisme à la chinoise, etc.
Tous ces systèmes subissent des contraintes très différentes, et peuvent aboutir également à des résultats différents. L'influence de la société est à cela primordiale. Ainsi, par exemple, l'Europe a une tendance historique à protéger ses salariés alors que les Etats-Unis ne jurent que par la libre-entreprise à tout prix.
Les auteurs détaillent ensuite les différents moyens à disposition des entreprises pour se financer, et les conséquences que ces choix ont sur leurs résultats et parfois leur survie. Ainsi une société financée uniquement par des actions pourra lever plus de capitaux mais subira une grosse pression de ses actionnaires, intéressés par une rentabilité à court terme, alors qu'une société financée par l'emprunt disposera de plus de latitude dans sa façon de gérer ses affaires mais sera fragilisée par sa dette.
Le livre aborde d'autres concepts plus techniques comme les "hedges funds" ou les fonds souverains, mais je vous épargnerai les détails!
Un passage particulièrement intéressant montre comme notre vision des choses peut être parfois biaisée par un certain nombre de préjugés, pas forcément économiques : Ainsi l'OCDE a constaté, études poussées à l'appui, que les pays émergents qui affichaient la plus forte croissance n'étaient pas ceux dans lequel les investissements des pays riches étaient les plus élevés, mais au contraire ceux dans lesquels l'épargne nationale était mobilisée.
Voilà, dans les très grandes lignes, les sujets évoqués dans ce livre.
je ne vous cache pas que j'ai un peu souffert au cours de cette lecture, mes méninges étant particulièrement mises à contribution!
Le style propre à ce genre d'exercice peut sembler rébarbatif, mais il est la condition essentielle d'un discours sérieux et bien construit.
Pour tout vous dire j'ai apprécié ce bouquin, même si certains passages sont restés pour moi parfaitement obscurs!
L'essentiel est que je me sente un peu moins démunie devant ma télé ou mon journal, lorsque ces questions seront évoquées.
Et pour conclure :
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le communisme c'est l'inverse...
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