Tendre journée
Olala qu'il fut bon le week-end! Olala qu'il fut bon le dimanche! Une grasse mat jusqu'à dix heures, un déjeuner en tête à tête, une balade en amoureuses à la BNF François Mitterrand (essayez l'expo permanente sur les globes de Coronelli, c'est plein de coins sombres, héhéhé...) et le visionnage du dernier Indiana Jones, très bon selon nous, et c'est tout ce qui compte!

Bon, mais je ne suis pas là pour vous raconter les tribulations d'Indiana Jones et sa bande, mais les aventures des habitants de la rue de la Sardine, par un tendre jeudi.
La rue de la Sardine c'est avant tout le titre d'un roman de John Steinbeck, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu pour apprécier Tendre jeudi, sous-titré pourtant Rue de la Sardine II.
La Rue de la Sardine est un univers en soi planté dans la petite ville de Monterey, quelquepart aux Etats-Unis, pas très loin de la mer et de ses pieuvres.
Steinbeck plante son décor dans ce coin perdu, habité (dans tous les sens du terme) par une bande de personnages hauts en couleurs, déboussolés par une seconde guerre mondiale qui en a enlevé quelques uns et en a ramené d'autres dans un drôle d'état.
Doc fait partie de cette deuxième catégorie de soldats, bien contents de poser leur valise au pays, après en avoir vu des vertes et des pas mûres de l'autre côté de l'Atlantique. Doc c'est un peu le grand sage de la rue de la Sardine, celui qui est allé à l'Université étudier la biologie. On le respecte, on l'écoute, et surtout on l'aime, dans la rue de la Sardine.
Sitôt rentré du front, il se met en tête de réaliser une étude approfondie de la vie des pieuvres, et de rédiger un article mémorable sur le sujet. Sa manière à lui de passer à autre chose, de tourner une page trop lourde de son histoire trop lourde pour ses épaules.
Oui mais voilà, l'inspiration ne vient pas et Doc souffre de son incapacité à écrire la moindre phrase qui tienne debout. Déprimé, il se renferme sur lui-même et s'isole de ses voisins.
C'est là que le charme irrésistible de Steinbeck opère comme par magie : Ici, comme dans toute son oeuvre, personne ne reste au fond du trou, qu'il soit puissant ou misérable une main secourable viendra toujours tirer vers la lumière celui qui ne croit plus à rien.
Et là c'est une forêt de mains qui va se tendre vers lui : Mack, le vieil ami qui n'oublie pas que Doc a toujours été là pour les autres, Flora la tenancière du bordel, l'épicier Marie-Joseph et tant et tant de personnages inoubliables, qui vous laissent comme une empreinte de tendresse au fond du coeur quand vous refermez le livre. Avouez qu'il n'y a pas beaucoup de bouquins qui vous font cet effet là!
Toute la bande de la rue de la Sardine va se mettre en tête de trouver l'âme soeur de Doc, la belle inconnue qui saura le sortir de sa morosité et lui redonner goût à la vie. Les choses sont d'autant plus faciles que vient d'arriver en ville une certaine Suzy, fuyant la misère mais dotée d'un caractère impossible prompt à dissuader le plus déterminé des prétendants.
Je vous ai dit l'essentiel, pour le reste il ne vous reste plus qu'à ouvrir ces quelques pages (à peine 200 en poche, le temps d'un trajet de TGV) qui véhiculent quelques
idées simples et concepts universels que l'on a parfois tendance à oublier : fraternité, amour, amitié, courage, tendresse.
C'est délicieusement écrit, le maître es simplicité s'est encore surpassé, autant vous dire qu'il a du transpirer abondamment sur sa copie pour en arriver à une telle épure. C'est beau, c'est doux, c'est une caresse pour l'âme et un véritable chant d'optimisme qui traverse vaillamment les décennies.
Et s'il y avait un troisième tome à la Rue de la Sardine?

Bon, mais je ne suis pas là pour vous raconter les tribulations d'Indiana Jones et sa bande, mais les aventures des habitants de la rue de la Sardine, par un tendre jeudi.
La rue de la Sardine c'est avant tout le titre d'un roman de John Steinbeck, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu pour apprécier Tendre jeudi, sous-titré pourtant Rue de la Sardine II.
La Rue de la Sardine est un univers en soi planté dans la petite ville de Monterey, quelquepart aux Etats-Unis, pas très loin de la mer et de ses pieuvres.
Steinbeck plante son décor dans ce coin perdu, habité (dans tous les sens du terme) par une bande de personnages hauts en couleurs, déboussolés par une seconde guerre mondiale qui en a enlevé quelques uns et en a ramené d'autres dans un drôle d'état.
Doc fait partie de cette deuxième catégorie de soldats, bien contents de poser leur valise au pays, après en avoir vu des vertes et des pas mûres de l'autre côté de l'Atlantique. Doc c'est un peu le grand sage de la rue de la Sardine, celui qui est allé à l'Université étudier la biologie. On le respecte, on l'écoute, et surtout on l'aime, dans la rue de la Sardine.
Sitôt rentré du front, il se met en tête de réaliser une étude approfondie de la vie des pieuvres, et de rédiger un article mémorable sur le sujet. Sa manière à lui de passer à autre chose, de tourner une page trop lourde de son histoire trop lourde pour ses épaules.
Oui mais voilà, l'inspiration ne vient pas et Doc souffre de son incapacité à écrire la moindre phrase qui tienne debout. Déprimé, il se renferme sur lui-même et s'isole de ses voisins.
C'est là que le charme irrésistible de Steinbeck opère comme par magie : Ici, comme dans toute son oeuvre, personne ne reste au fond du trou, qu'il soit puissant ou misérable une main secourable viendra toujours tirer vers la lumière celui qui ne croit plus à rien.
Et là c'est une forêt de mains qui va se tendre vers lui : Mack, le vieil ami qui n'oublie pas que Doc a toujours été là pour les autres, Flora la tenancière du bordel, l'épicier Marie-Joseph et tant et tant de personnages inoubliables, qui vous laissent comme une empreinte de tendresse au fond du coeur quand vous refermez le livre. Avouez qu'il n'y a pas beaucoup de bouquins qui vous font cet effet là!
Toute la bande de la rue de la Sardine va se mettre en tête de trouver l'âme soeur de Doc, la belle inconnue qui saura le sortir de sa morosité et lui redonner goût à la vie. Les choses sont d'autant plus faciles que vient d'arriver en ville une certaine Suzy, fuyant la misère mais dotée d'un caractère impossible prompt à dissuader le plus déterminé des prétendants.
Je vous ai dit l'essentiel, pour le reste il ne vous reste plus qu'à ouvrir ces quelques pages (à peine 200 en poche, le temps d'un trajet de TGV) qui véhiculent quelques
idées simples et concepts universels que l'on a parfois tendance à oublier : fraternité, amour, amitié, courage, tendresse.C'est délicieusement écrit, le maître es simplicité s'est encore surpassé, autant vous dire qu'il a du transpirer abondamment sur sa copie pour en arriver à une telle épure. C'est beau, c'est doux, c'est une caresse pour l'âme et un véritable chant d'optimisme qui traverse vaillamment les décennies.
Et s'il y avait un troisième tome à la Rue de la Sardine?
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