des souris et des rats
Hier était une journée qui avait mal, très mal commencé mais qui s'est bien, très bien terminée.
Réveil pourri après une nuit pourrie due à une prise de tête débile avec ma douce aux alentours de 23h30. Pas la bonne heure pour se prendre la tête, c'est moi qui vous le dis. En même temps, vous le savez , donc je ne vous apprends rien.
Bref, journée laborieuse, pas envie de bosser, pas capable de me concentrer, en un mot le bagne administratif...
Mais heureusement après le taf, c'était récréation : je devais retrouver une copine pour aller à l'opéra Bastille voir un ballet.
Et là vous vous dîtes, bande de salauds, Val à l'opéra? Aussi crédible que Brice Hortefeux au musée du monde arabe.
Et ben si. Bon, ok, j'avais pas payé les places, c'est ma banque qui me les avait offertes (je suis à la BNP Paribas, pour ceux qui voudraient titiller leurs conseillers sur le sujet), dans le cadre d'une opération de promotion de l'Opéra auprès des jeunes (Ouais!!!!!! je suis jeune!). Bon là, du coup c'était pas un opéra mais un ballet. Alors forcément, j'avais comme qui dirait un a priori négatif.
Ma vision des danseurs se limitait à ce que j'avais pu voir dans des documentaires sur la vie infernale des petits rats et autres étoiles.
On y voyait des gamines avec des regards durs et une volonté de fer s'infliger des heures d'entraînement intensifs, un régime draconien et une absence quasi totale de vie privée. Il y avait une vieille danseuse avec un grand bâton qui leur gueulait dessus "je veux du sang, de la sueur et des larmes!".
Ah merde, non ça c'est dans Fame...
Et bien ce que j'ai vu hier soir a balayé de ma vue toutes ces vilaines images.
J'ai contemplé pendant 2 heures 15 une trentaines de danseurs et danseuses éblouissants, rayonnants, épanouis (je m'en suis bien rendue compte parce qu'on était au deuxième rang. Merci la BNP!) et brillantissimes. Pas une faute, pas un pas de travers, une harmonie totale entre eux tous.
Le spectacle était divisé en 3 parties : les quatre tempéraments de Balanchine, Raymonda (extraits) de Noureev et Artifact suite de Forsythe (je dis ça pour ceux qui connaissent). A part Noureev ces noms-là m'étaient aussi étrangers que les noms des membres du gouvernement roumain, mais peu importe.
L'intérêt c'est que les 3 parties étaient très différentes, donc aucun risque de s'ennuyer.
Finalement les ballets c'est comme les concerts : ce sont des spectacles VIVANTS, c'est donc un non-sens absolu de les regarder sur une télé (Vous êtes déjà tombé sur Arte un dimanche soir?) mais une vraie source d'émotions quand vous les voyez jouer en conditions réelles.
On voit chaque muscle travailler, la sueur inonder les dos, l'esoufflement gagner chaque membre de la compagnie. Et surtout on voit leur plaisir à être là.
Ils sont ici chez eux, et nulle part ailleurs.

Et puis j'ai découvert Emilie Cozette, danseuse étoile.
Incroyable.
Elle jouait le rôle de Raymonda, avec une présence, un charisme et une perfection qui ont bouleversé la salle.
A 27 ans elle a déjà passé dix ans dans le corps de ballet.
Bravo l'artiste!
Et puis après je suis rentrée chez moi, légère.
Ma douce m'attendait, on était plus fâchées, on était plus blessées.
Et ce matin on s'est payé le luxe d'une matinée rien qu'à nous...
Bravo l'amour!
Réveil pourri après une nuit pourrie due à une prise de tête débile avec ma douce aux alentours de 23h30. Pas la bonne heure pour se prendre la tête, c'est moi qui vous le dis. En même temps, vous le savez , donc je ne vous apprends rien.
Bref, journée laborieuse, pas envie de bosser, pas capable de me concentrer, en un mot le bagne administratif...
Mais heureusement après le taf, c'était récréation : je devais retrouver une copine pour aller à l'opéra Bastille voir un ballet.
Et là vous vous dîtes, bande de salauds, Val à l'opéra? Aussi crédible que Brice Hortefeux au musée du monde arabe.
Et ben si. Bon, ok, j'avais pas payé les places, c'est ma banque qui me les avait offertes (je suis à la BNP Paribas, pour ceux qui voudraient titiller leurs conseillers sur le sujet), dans le cadre d'une opération de promotion de l'Opéra auprès des jeunes (Ouais!!!!!! je suis jeune!). Bon là, du coup c'était pas un opéra mais un ballet. Alors forcément, j'avais comme qui dirait un a priori négatif.
Ma vision des danseurs se limitait à ce que j'avais pu voir dans des documentaires sur la vie infernale des petits rats et autres étoiles.
On y voyait des gamines avec des regards durs et une volonté de fer s'infliger des heures d'entraînement intensifs, un régime draconien et une absence quasi totale de vie privée. Il y avait une vieille danseuse avec un grand bâton qui leur gueulait dessus "je veux du sang, de la sueur et des larmes!".
Ah merde, non ça c'est dans Fame...
Et bien ce que j'ai vu hier soir a balayé de ma vue toutes ces vilaines images.
J'ai contemplé pendant 2 heures 15 une trentaines de danseurs et danseuses éblouissants, rayonnants, épanouis (je m'en suis bien rendue compte parce qu'on était au deuxième rang. Merci la BNP!) et brillantissimes. Pas une faute, pas un pas de travers, une harmonie totale entre eux tous.
Le spectacle était divisé en 3 parties : les quatre tempéraments de Balanchine, Raymonda (extraits) de Noureev et Artifact suite de Forsythe (je dis ça pour ceux qui connaissent). A part Noureev ces noms-là m'étaient aussi étrangers que les noms des membres du gouvernement roumain, mais peu importe.
L'intérêt c'est que les 3 parties étaient très différentes, donc aucun risque de s'ennuyer.
Finalement les ballets c'est comme les concerts : ce sont des spectacles VIVANTS, c'est donc un non-sens absolu de les regarder sur une télé (Vous êtes déjà tombé sur Arte un dimanche soir?) mais une vraie source d'émotions quand vous les voyez jouer en conditions réelles.
On voit chaque muscle travailler, la sueur inonder les dos, l'esoufflement gagner chaque membre de la compagnie. Et surtout on voit leur plaisir à être là.
Ils sont ici chez eux, et nulle part ailleurs.

Et puis j'ai découvert Emilie Cozette, danseuse étoile.
Incroyable.
Elle jouait le rôle de Raymonda, avec une présence, un charisme et une perfection qui ont bouleversé la salle.
A 27 ans elle a déjà passé dix ans dans le corps de ballet.
Bravo l'artiste!
Et puis après je suis rentrée chez moi, légère.
Ma douce m'attendait, on était plus fâchées, on était plus blessées.
Et ce matin on s'est payé le luxe d'une matinée rien qu'à nous...
Bravo l'amour!
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