Faîtes vos jeux
Dans quelques semaines vont s'ouvrir les XXIXèmes olympiades et comme tous les deux ans (les JO d'hiver me font le même effet) je vais piaffer devant ma télé, attendant fébrilement le déroulement des épreuves. Pas uniquement les disciplines reines comme le 100m ou le saut à la perche.
Non, toutes les disciplines.
Bon, presque toutes les disciplines, parce que je ne vous cache pas que le softball ou le tir à la carabine, comme le curling, suscitent chez moi un intérêt très, très mesuré. Mais pour le reste franchement, je suis très bon public.

Evidemment, les jeux vont se dérouler dans un pays qui se distingue surtout par la répulsion qu'il suscite en ce moment, du fait d'un gouvernement fnalement peu encleint à se laisser dicter sa route par de belles et grandes démocraties telles que les Etats-Unis ou la France (arrêtez de bouffer des cacahuètes en me lisant, ou ça va mal se finir). Que voulez-vous, depuis qu'on a supprimé les cours de morale à l'école, plus personne n'écoute. Ne reste plus que l'exemplarité pour éclairer les gueux remisés au quatrième sous-sol de la démocratie. Mouais...Evidemment, quand on sait qui tient la lampe, c'est pas gagné.
Bref, tout ça pour en venir au fait que, il y a quelques semaines encore je pensais que ce serait une bonne chose de boycotter les jeux, mais que, finalement, je me suis rangée à l'avis inverse.
Autant je crois que l'absence des politiques aux différentes cérémonies officielles pourrait être un geste fort de désapprobation à destination des responsables chinois, autant je pense que la fête sportive ne doit pas être gâchée.
Je suis convaincue que l'affrontement dans les stades entre nations concurrentes (au plan commercial, politique, idéologique, etc.) est une soupape nécessaire au genre humain. Une manière de jouer "pour de faux" comme diraient les enfants, le jeu complexe des relations internationales au lieu d'en venir aux mains, ou pire.
Qui a oublié les duels au sommet entre américains et russes au plus fort de la guerre froide? Les accolades entre athlètes sud-africaines blanches et noires au lendemain de la fin de l'appartheid? La fierté des coureurs de fond kényans quand ils font la nique à toutes les grandes puissances engoncées dans leur équipement Nike dernier cri, eux qui courent parfois pieds nus?
Les jeux, c'est l'occasion pour les plus petits, les sans-grades de l'ONU et autres instances ronflantes, de rappeler qu'ils existent et qu'il faut compter avec eux.
Les jeux, c'est le seul endroit où David a une chance de battre Goliath, ou au moins de l'ébranler.
Bien sûr les chinois vont nous promettre le grand soir, à coups d'athlètes robotisés, sélectionnés dès le berceau pour représenter au plus haut niveau la mère patrie, poupées de chiffon désincarnées plus soucieuses des remontrances probables du régime en cas d'échec que d'une gloire éphémère qu'il leur sera interdit de savourer.
Aux autres nations de démontrer qu'un système, aussi dirigiste soit-il, ne peut pas tout maîtriser, tout décider, surtout pas de la victoire.
Dans un stade, toutes les victoires sont permises, sans victimes...et les humiliations diplomatiques qui ont cours en temps normal ont une chance de s'estomper.
Hélas, l'Iran n'est pas une grande nation sportive...
Pourvu que la trêve olympique tienne bon!
Non, toutes les disciplines.
Bon, presque toutes les disciplines, parce que je ne vous cache pas que le softball ou le tir à la carabine, comme le curling, suscitent chez moi un intérêt très, très mesuré. Mais pour le reste franchement, je suis très bon public.

Evidemment, les jeux vont se dérouler dans un pays qui se distingue surtout par la répulsion qu'il suscite en ce moment, du fait d'un gouvernement fnalement peu encleint à se laisser dicter sa route par de belles et grandes démocraties telles que les Etats-Unis ou la France (arrêtez de bouffer des cacahuètes en me lisant, ou ça va mal se finir). Que voulez-vous, depuis qu'on a supprimé les cours de morale à l'école, plus personne n'écoute. Ne reste plus que l'exemplarité pour éclairer les gueux remisés au quatrième sous-sol de la démocratie. Mouais...Evidemment, quand on sait qui tient la lampe, c'est pas gagné.
Bref, tout ça pour en venir au fait que, il y a quelques semaines encore je pensais que ce serait une bonne chose de boycotter les jeux, mais que, finalement, je me suis rangée à l'avis inverse.
Autant je crois que l'absence des politiques aux différentes cérémonies officielles pourrait être un geste fort de désapprobation à destination des responsables chinois, autant je pense que la fête sportive ne doit pas être gâchée.
Je suis convaincue que l'affrontement dans les stades entre nations concurrentes (au plan commercial, politique, idéologique, etc.) est une soupape nécessaire au genre humain. Une manière de jouer "pour de faux" comme diraient les enfants, le jeu complexe des relations internationales au lieu d'en venir aux mains, ou pire.
Qui a oublié les duels au sommet entre américains et russes au plus fort de la guerre froide? Les accolades entre athlètes sud-africaines blanches et noires au lendemain de la fin de l'appartheid? La fierté des coureurs de fond kényans quand ils font la nique à toutes les grandes puissances engoncées dans leur équipement Nike dernier cri, eux qui courent parfois pieds nus?
Les jeux, c'est l'occasion pour les plus petits, les sans-grades de l'ONU et autres instances ronflantes, de rappeler qu'ils existent et qu'il faut compter avec eux.
Les jeux, c'est le seul endroit où David a une chance de battre Goliath, ou au moins de l'ébranler.
Bien sûr les chinois vont nous promettre le grand soir, à coups d'athlètes robotisés, sélectionnés dès le berceau pour représenter au plus haut niveau la mère patrie, poupées de chiffon désincarnées plus soucieuses des remontrances probables du régime en cas d'échec que d'une gloire éphémère qu'il leur sera interdit de savourer.
Aux autres nations de démontrer qu'un système, aussi dirigiste soit-il, ne peut pas tout maîtriser, tout décider, surtout pas de la victoire.
Dans un stade, toutes les victoires sont permises, sans victimes...et les humiliations diplomatiques qui ont cours en temps normal ont une chance de s'estomper.
Hélas, l'Iran n'est pas une grande nation sportive...
Pourvu que la trêve olympique tienne bon!
Publicité