Première nouvelle!
Que ceux qui me lisent de temps à autres ne s'imaginent pas que ce week-end j'ai fait la grève du clavier, préférant la douceur de ma couette à l'effort de l'écriture bloguesque.
Non, vous n'y êtes pas du tout.
J'ai simplement fait une promesse à ma tendre moitié, et je me suis fait un devoir de m'y tenir. Comme je n'ai pas quatre bras pour aller au four et au moulin, j'ai du délaisser mon blog, oui votre honneur j'avoue, même pas besoin de me lécher les pieds pour me faire avouer.
Mais la cause était noble, à défaut d'être juste (ça ne veut rien dire mais je trouve que ça sonne bien).
J'avais promis de boucler avant ce soir un petit texte de fiction endormi tel un loire au fin fond de la mémoire de mon ordinateur. 2 ans que je réveille la bestiole de temps à autres, et que je n'en finissais pas d'en finir.
Et puis ce week end j'en ai eu marre.
Je me suis dit que si je n'étais pas foutue de boucler cette affaire, je n'avais plus qu'à cliquer sur "suppr" et qu'on en parle plus. En promettant à ma douce de rendre ma copie je me rajoutais une louche de pression supplémentaire et ne risquais donc pas de rater le rendez-vous. La pauvre, il faut dire que depuis 1 an et demi qu'on se connaît elle entend parler de cetta arlésienne et elle n'en a jamais lu une ligne.
Du coup, ma promesse l'a prise complétement au dépourvu et a éveillé chez elle une excitation que je n'avais pas forcément prévue...
Alors voilà, j'ai transpiré un peu du ciboulot, et j'ai rendu ma copie tout à l'heure à 17h, au retour du travail de la demoiselle.
Elle avait à peine enlevé sa veste que déjà elle se plongeait dans mon texte, 6 malheureuses pages A4 noircies qu'elle a lues sans relever la tête. Pas moyen de voir à son attitude si ça lui plaisait ou non...Grrrr, ô frustration!
Au lieu d'attendre comme un teckel à ses pieds je me suis un fait un devoir de vider le lave-vaisselle pour me donner une contenance, effort misérable, certes, mais que voulez-vous, je n'allais quand même pas tondre la pelouse, vu qu'on en a pas.
Et puis elle a fini de lire. Elle m'a regardée, elle m'a sourie.
Et puis elle a dit "j'adore".
Elle est partie dans un délire comme quoi il fallait que j'en écrive dix autres des comme ça, et hop on enverra ça à un éditeur, et t'as intérêt de bosser toutes les semaines, t'arrêtes de glander du crayon, c'est pas parce que tu bosses que tu peux pas écrire, et puis Stephen King il l'a dit faut être discipliné sinon tu mettras 20 ans à pondre quelquechose, etc, etc.
A vrai dire ça m'a touchée qu'elle me dise juste "j'adore", avec des petites lumières dans les yeux. C'était pas grand chose et ça voulait dire beaucoup...Le vrai critère de réussite pour moi c'est qu'elle a oublié que c'était moi qui avais pondu cette petite chose. Mon texte est à la première personne et elle a vraiment eu l'impression d'entendre le personnage, qui ressemble à tout sauf moi.
C'est décidé : plutôt que de m'imposer des plages horaires, je vais me fixer une "quantité à produire" : 2 pages par semaine minimum, 11 histoires au final et si possible boucler le tout pour le début de l'année 2009.
Chérie, je peux emmener le portable en vacances à Cuba?
Non, vous n'y êtes pas du tout.
J'ai simplement fait une promesse à ma tendre moitié, et je me suis fait un devoir de m'y tenir. Comme je n'ai pas quatre bras pour aller au four et au moulin, j'ai du délaisser mon blog, oui votre honneur j'avoue, même pas besoin de me lécher les pieds pour me faire avouer.
Mais la cause était noble, à défaut d'être juste (ça ne veut rien dire mais je trouve que ça sonne bien).
J'avais promis de boucler avant ce soir un petit texte de fiction endormi tel un loire au fin fond de la mémoire de mon ordinateur. 2 ans que je réveille la bestiole de temps à autres, et que je n'en finissais pas d'en finir.
Et puis ce week end j'en ai eu marre.
Je me suis dit que si je n'étais pas foutue de boucler cette affaire, je n'avais plus qu'à cliquer sur "suppr" et qu'on en parle plus. En promettant à ma douce de rendre ma copie je me rajoutais une louche de pression supplémentaire et ne risquais donc pas de rater le rendez-vous. La pauvre, il faut dire que depuis 1 an et demi qu'on se connaît elle entend parler de cetta arlésienne et elle n'en a jamais lu une ligne.
Du coup, ma promesse l'a prise complétement au dépourvu et a éveillé chez elle une excitation que je n'avais pas forcément prévue...
Alors voilà, j'ai transpiré un peu du ciboulot, et j'ai rendu ma copie tout à l'heure à 17h, au retour du travail de la demoiselle.
Elle avait à peine enlevé sa veste que déjà elle se plongeait dans mon texte, 6 malheureuses pages A4 noircies qu'elle a lues sans relever la tête. Pas moyen de voir à son attitude si ça lui plaisait ou non...Grrrr, ô frustration!
Au lieu d'attendre comme un teckel à ses pieds je me suis un fait un devoir de vider le lave-vaisselle pour me donner une contenance, effort misérable, certes, mais que voulez-vous, je n'allais quand même pas tondre la pelouse, vu qu'on en a pas.
Et puis elle a fini de lire. Elle m'a regardée, elle m'a sourie.
Et puis elle a dit "j'adore".
Elle est partie dans un délire comme quoi il fallait que j'en écrive dix autres des comme ça, et hop on enverra ça à un éditeur, et t'as intérêt de bosser toutes les semaines, t'arrêtes de glander du crayon, c'est pas parce que tu bosses que tu peux pas écrire, et puis Stephen King il l'a dit faut être discipliné sinon tu mettras 20 ans à pondre quelquechose, etc, etc.
A vrai dire ça m'a touchée qu'elle me dise juste "j'adore", avec des petites lumières dans les yeux. C'était pas grand chose et ça voulait dire beaucoup...Le vrai critère de réussite pour moi c'est qu'elle a oublié que c'était moi qui avais pondu cette petite chose. Mon texte est à la première personne et elle a vraiment eu l'impression d'entendre le personnage, qui ressemble à tout sauf moi.
C'est décidé : plutôt que de m'imposer des plages horaires, je vais me fixer une "quantité à produire" : 2 pages par semaine minimum, 11 histoires au final et si possible boucler le tout pour le début de l'année 2009.
Chérie, je peux emmener le portable en vacances à Cuba?
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