Jeudi 19 juin 2008
Hier était un jour particulier au travail, puisque justement, on ne travaillait pas.

Beau métier que le mien, hein? Même si personne ne comprend jamais très bien ce que je fais, moi la première.
Habillés "sportswear" (notion vague excluant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un costard cravate ou à un tailleur), nous avons embarqué à 8h dans des bus pour rejoindre en forêt de Fontainebleau les premiers d'entre nous, partis en éclaireurs à 7h.

Mais, l'estomac noué par l'angoisse, le regard interloqué et la lèvre mordue jusqu'au sang, sans doute
allez-vous me demander pourquoi ils étaient partis à 7h plutôt qu'à 8h?
Parce qu'ils appartenaient, au sein de la direction, à la catégorie ô combien respectable et respectée des sportifs. Or, les sportifs allaient se trouver sollicités toute la matinée pour participer, au nom de leur bureau, à  un certain nombre de tournois dans différentes disciplines et devaient par conséquent se soumettre à un échauffement sérieux avant de débuter.
Mon bureau étant essentiellement constitué de planqués qui fuient toute opération dite " de cohésion" et se réfugient ces jours-là derrière l'excuse d'une réunion improbable dans laquelle il aurait fallu en temps normal les traîner par les cheveux pour ne pas se joindre aux réjouissances, nous n'avions qu'une ambassadrice parmi les sportifs (pour un bureau de 25, c'est assez modeste. Moi je verrai l'année prochaine...). Nous aurions du être 9 à grimper à bord du bus des ramollis des biceps, mais l'une a déclaré forfait because problème de crèche et un autre (nous l'appellerons monsieur Schmidt) ne s'est pas réveillé...
Vers 9h30 nous sommes arrivés sur site (un endroit presque top secret mais pas vraiment, en tout cas  fermé au commun des mortels. Ce qui valait sans doute mieux, car je ne suis pas sûre que le premier randonneur venu aurait bien compris tout ce qui allait suivre...) et nous avons pu contempler les athlètes en plein effort. Evidemment, à 10h00 deux zigues étaient déjà partis à l'hôpital après avoir passé quatre minutes sur le terrain de rugby. Des équipes mixtes jouaient à la pétanque (doublette et triplette, pour les puristes). Les boulistes, on les reconnaît facilement, ce sont ceux qui ne ressemblent pas à des sportifs. La plupart ont un survêt' qui leur arrive au-dessus de la cheville, n'ayant pas eu l'occasion de l'enfiler depuis 10 ans et autant de kilos en arrière. Certains jouaient à une sorte de balle au prisonnier avec un freesbee, d'autres nageaient 5km dans une piscine qui avait du être inaugurée par Jeanne Calment le jour de ses noces et d'autres enfin couraient comme des lapins fous à travers les bois pour trouver des balises, sortes de boites en carton coloré. Au début je croyais qu'ils avaient la courante et qu'on avait planqué le PQ dans des boîtes pour les chambrer, mais on m'a expliqué qu'en fait il s'agissait d'une course d'orientation...
De notre côté nous avons tranquillement fait une randonnée d'1h30 en forêt, de quoi nous décrasser les poumons et aiguiser notre appétit.
De retour sur le site des réjouissances l'heure n'était pas encore à la ripaille, mais à la remise des trophées et au discours de notre vénéré directeur.
En raison du devoir de réserve qui s'impose à moi, je ne m'étendrais pas sur la tenue (vestimentaire) de mon bien-aimé directeur. J'aurais pu vous parler de son micro-short en satinette de marathonien (ceux qui n'obligent pas à porter un slip), tenue surprenante pour un type arrivant directement de son bureau parisien, de son oreillette bluetooth vissée à l'oreille gauche (allo Houston?) et de ses lunettes Matrix. J'aurais pu, mais comme je vous l'ai dit, mon devoir de réserve m'interdit de vous dire qu'il était ridicule et ressemblait à un sosie raté de l'inspecteur Harry en tenue pour tondre la pelouse autour de son mobil-home.
Après ce passionnant discours interminable et soporifique qui a ravivé en chacun de nous la flamme qui nous anime chaque matin pour accomplir la tâche qui nous incombe au service de la patrie, nous nous sommes précipités comme des brutes sur les apéros.
Peu de temps avant monsieur Schmidt nous avait rejoint, ayant pris le train depuis Paris puis un taxi, l'essentiel étant pour lui de ne rien rater du repas.
Repas rustique consistant en un barbecue géant (une vingtaine de demi-fûts remplis ras-la-gueule de braises plus rouges que l'enfer) arrosé au cubi de rosé.
Mon chef nous a fait une sorte de danse de la saint-guy autour de notre barbecue en nous traitant d'incapables parce qu'on avait mis trop vite les saucisses sur la grille...
Bilan des courses la moitié de la barbaque carbonisée et mon chef au bord de l'apoplexie.
On a évité le drame et on a quand même réussi à manger à notre faim (concept variable oscillant de une saucisse pour une de mes collègue à huit saucisses et trois brochettes pour monsieur Schmidt, qu'il a allègrement poussées au fond de son gosier à l'aide d'un quart de brie, d'une banane et d'une part de tarte aux pommes).
Le ventre plein et les joues rouges nous avons regagné les bus et nous sommes effondrés en silence, rêvassant vaguement en repensant à cette journée finalement pas si mal.

Monsieur Schmidt, lui, ronflait au premier rang derrière le chauffeur, rêvant à cette neuvième saucisse que jamais il ne trouva...
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Mercredi 16 avril 2008
Et moi qui croyais qu'on était des femmes modernes dans cette maison!

Grâce à vous, amis lecteurs, j'ai découvert ce qu'étaient une page netvibes et les flux RSS (en examinant la provenance de mes visiteurs, je me suis rendue compte que de plus en plus de gens venaient de ce fameux site).

Ben oui, que voulez-vous, on ne peut pas tout suivre, tout le temps.

Du coup ça y est, j'ai mis tous mes blogs favoris sur ma fameuse page netvibes. La classe!

Pour ceux qui connaissent déjà, vous pouvez retourner jouer au scrabble, pour les autres, je vous invite à aller faire un tour là.
C'est tout con ,avec un e-mail et un mot de passe, vous accédez depuis n'importe quel ordinateur à une page personnalisée qui  comporte  tous les éléments que vous souhaitez : des infos, la météo, le cours de la bourse, des modules de recherche rapide, vos listes de courses, etc... et puis surtout, vous pouvez profiter de ces fameux flux RSS!

Kesako?
Regardez la barre de votre navigateur : si il n'est pas trop demeuré, vous verrez en bout de ligne, à droite, une sorte de petit carré orange. Cliquouillez dessus et hop! abonnez-vous en choisissant Netvibes comme destination.



Avec ce petit gadget, plus besoin de faire 15 visites par jour sur vos blogs favoris pour savoir si quelque chose de neuf a été pondu.

On n'arrête pas le progrès!

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Jeudi 31 janvier 2008
Heu...moi.

Voilà, c'est fait, j'ai eu les résultats de mon fameux examen professionnel et c'est tout bonnard.
Bon d'accord, j'ai pas trouvé le vaccin contre le SIDA ni même une crème anti-hémorroïdes vraiment efficaces, mais chuis quand même contente, ce serait mentir de prétendre le contraire. Et avec ma meuf qui me saute au cou toutes les 5 minutes (pas désagréable, ma foi) pour me dire à quel point elle est fière de moi et heureuse pour nous (rapport au poignon avec un i, évidemment), je ne risque pas d'oublier de câliner mon ego.

J'en profite parce qu'après tout l'état de grâce n'est que temporaire...

Me voilà attachée principale à pas tout à fait 32 ans, alors évidemment ça va être long jusqu'à la retraite...Vu que je n'ai aucune envie de rentrer à l'ENA par062--champagne-tower-1.jpg la petite porte et de me fader des postes à la con qui rendent tristes et méchants, je m'en tiendrai là question avancement.
Du coup, si je veux vibrer un peu en allant bosser le matin, je vais être obligée de prendre une dispo pour me trouver une vraie occupation, je ne vois pas comment faire autrement!
ça tombe bien remarquez, c'est précisément ce que je voulais faire. Pour devenir libraire (si vous suivez régulièrement mes aventures palpitantes vous le savez déjà, sinon je vous l'apprends et dans ce cas il serait bon que vous vous exstasiez, merci.)
 
La question c'est quand? Le plus vite sera le mieux! Je vais y travailler dès que possible et comptez sur moi pour aller au bout de mon idée s'il y a un début de commencement de projet (et ça tombe bien parce qu'en ce moment ça frémit de ce côté...).

Alors là je vous vois venir, vous allez me dire "mais qu'est-ce tu te casses les couilles que tu n'as pas à passer un examen qui te servira à rien si tu pars en dispo?"
Et ben si je prends une dispo et que je me plante, je pourrai toujours faire coucouche-panier dans un petit bureau en me rapatriant dans ma très chère administration, en cas de coup dur. C'est ce qu'on appelle un parachute. Et quand on peut revenir comme attaché principal, c'est un parachute de luxe.

Voilà, maintenant je ne vous embêterai plus avec ça, mais permettez-moi de trinquer avec vous...
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