le bureau

Lundi 29 septembre 2008


Voilà.
Maintenant, rendez-vous
PAR ICI.


- Par Val
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Mercredi 24 septembre 2008

N'allez pas gueuler comme des putois, d'accord?

La proprio du blog n'est pas disponible, vu qu'elle est barrée à Pétaouchnoque pour cause de fermetures d'établissements (elle vous a expliqué son sacerdoce quelque part par là, pour ceux que ça intéresse).

Elle m'a donc refilé ses clés, à moi, l'Emmerdeuse, sa femme, son p'tit loup, sa plaie, son boulet, le sucre dans son café, le glaviot au fond de sa gorge, sa moitié d'orange, son demi-pamplemousse.

Vu qu'elle ne m'a pas laissé de consignes, je pourrais (ceux qui me connaissent en seront convaincus) foutre ici un tel bordel que vous seriez bien en peine de reconnaître le blog après mon passage, vu que quand je veux, je peux être à peu près aussi modérée qu'Attila pendant l'invasion de la Gaule.
Sauf que, justement, Val a la dent plus dure que Sainte Geneviève quand elle défendait Paris contre le roi des Huns, et moi, je n'ai aucune envie de me la mettre à dos.

Je serai donc sage comme une image.

Val m'a chargée de vous dire qu'il se passe des trucs pas très catholiques en ce moment, qu'elle aurait bien voulu vous en parler elle-même, et que ne pouvant décidément pas sécher le boulot, elle mettait dans le dedans de moi toute la confiance dont elle est capable, afin que je vous tienne au jus.

Alors plutôt que d'employer des mots que je risquerais de détourner vulgairement (ayant du mal à ne pas transformer éculé en enculé), je vous donne des pistes et puis vous vous débrouillez un peu tous seuls, hein.

Donc, à ce qu'il semble, ça frémit, ça bouillonne, ça frissonne un peu partout, chez lui, chez elle, et aussi chez moi.

D'ailleurs, illustrons notre propos encore plus simplement:





Voilà.
La suite au prochain numéro.
Ne me remerciez pas.
J'aime ma femme.
Et je tiens à la peau de mes fesses.


- Par L'Emmerdeuse
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Mardi 16 septembre 2008
Mon boulot est souvent routinier, abrutissant, sans intérêt. chiant, quoi.

Mais en ce moment, il m'amène à voir et entendre de drôles de choses (dans tous les sens du terme. Le terme drôle, pas le terme chose).
Disons que ces temps-ci je suis souvent payée à coller mon cul dans un TGV pour aller rencontrer des gens dans des établissements qui vont fermer l'année prochaine, perdus dans le trou du cul de la France, avec hélas bien souvent zéro solution de reclassement à moins de 100km. J'y vais armée de ma clé USB et de mon super powerpoint en 30 planches pour leur expliquer qu'à Paris on ne les oublie pas, qu'on est de tout coeur avec eux, qu'on va mobiliser les 4,5€ de budget pour les aider, mais que quand même, si ils se sortaient tout de suite les doigts de derrière leur ventre pour aller tout seul à la pêche au poste, ce serait peut-être mieux. Et que, bein sûr, comme dirait Mireille Mathieu et Patrick Duffy, "together we are strong".
Et tout ça me prend une heure.
Oui m'sieurs-dames.

Mais ça c'est rien, vu qu'il y a que moi qui cause, et que en face c'est aussi sage qu'une retransmission de la messe de Pâques au Jour du Seigneur.

C'est après que ça se pimente.
La messe de pâques elle vire au gospel, pour continuer dans la métaphore liturgique.

Pourquoi?
Parce qu'après ma messe en pipeau, les gens sont reçus en entretien inividuel, pour exposer leurs difficultés persos, et recevoir de notre part (nous, c'est les autres venus d'ailleurs, c'est à dire 2 ou 3 personnes) une écoute attentive.

Et là, c'est le grand déballage, les sourires timides ou les coups de gueule.
Par exemple, aujourd'hui j'étais dans le Nord.
Enfin, din le Nord.
Oui, Là-bas, ils parlent vraiment comme ça.
Du coup j'ai eu vraiment du mal à capter certaines paroles, et je m'en excuse, surtout lorsque les gens mangeaient les syllabes, ce qui a l'air d'être un sport local assez pratiqué.
Ainsi, quand monsieur X m'a dit, les yeux dans les yeux, avec l'air de pas rigoler (et il rigolait vraiment pas, croyez-moi) :
-"Là euch chuis a ren àfaire, c'tun fait, maj'bougeraipo. Pis minfrère est hindicopéalorspasquestion d'bouger d'là."
J'ai eu un grand moment de solitude, n'ayant pas compris un traître mot du brave homme, et je me suis donc tournée lâchement vers mon voisin de gauche, un peu plus au fait du dialecte local.
Le brave homme (tous les hommes du Nord sont braves, je tiens à ce qu'on le sache) a volé à mon secours, reformulant l'envolée lyrique qui m'avait collée par terre :
"Effectivement, monsieur X, si vous devez vous occuper de votre frère handicapé, une mobilité va être difficile à envisager".

Bon, je vous rassure, tous mes clients ne s'exprimaient pas comme ça, mais quand même, je crois que je vais être obligée de me fader bienvenue chez les Ch'tis en boucle tout les week-ends pour arriver au bout de ma mission.

Putain, la semaine prochaine je vais en Savoie...
C'est pô gagné.
- Par Val
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