Samedi 26 avril 2008
Hier soir, pour une fois, nous avons connu dans le nid douillet un grand moment de plaisir cinémato-télévisuelesque...
Vous savez, un de ces films dont vous avez vaguement entendu parlé au moment de leur sortie et que vous n'avez pas eu le temps de voir, tiraillé que vous êtiez entre le dernier Astérix et le retour du Jedi d'après-l'avant-d'après.
Heureusement, on a inventé Canal + et sa programmation choc, qui vous permet de rattraper votre retard cinématographique confortablement installé dans votre canapé, votre moitié calée sur vos genoux tandis que vous enlacez tendrement votre bol de chips.
Hier soir donc, Canal nous a proposé "Les enfants de l'homme" d'Alfonso Cuaron (un mexicain qui en a sous le sombrero, c'es moi qui vous le dis).

Je vous plante le décor : nous sommes en 2027, à Londres. L'humanité toute entière, de Melbourne à Washington, de Villetaneuse à Bogotta, est frappée d'infertilité. Plus un seul enfant qui soit né depuis 18 ans. Le plus jeune représentant de l'humanité, âgé de 18 ans justement, est assassiné. Le monde entier est sous le choc, saisi d'effroi.
Déjà que l'ambiance n'était pas au beau fixe...Partout des guerres, le terrorisme, des épidémies de toute sorte, une peur de l'autre exacerbée (la chasse aux étrangers y est glaçante de réalisme).



Imaginez une seconde ce que serait votre vie et celle de la communauté à laquelle vous appartenez (famille, ville, pays, association de philiatélistes, ce que vous voulez) si vous saviez que vous êtes le point final de l'histoire de l'humanité.
Il est déjà difficile de donner du sens à son existence, alors si il n'y a pas "d'après nous", à quoi bon? A quoi bon vivre? A quoi bon se soigner? A quoi bon travailler? etc.
La question est passionnante, et le film nous la balance en pleine tête dès le début.
Et comme à tout bon film doit correspondre un héros, Clive Owen s'est dévoué à la tâche, pour notre plus grand plaisir. Approché par son ex-femme (la sublime Julianne Moore), militante d'un mouvement de lutte pour le droit des immigrés, étrangement baptisé "les poissons", lui le dépressif alcoolique se trouve embarqué dans un road-movie musclé qui le conduira à escorter une jeune femme miraculeusement enceinte pour la mettre à l'abri. A l'abri de qui? De tout le monde! Du gouvernement, qui ne tolèrera pas qu'un nouveau-né inespéré sorte du ventre d'une "réf" (réfugiée), d'extrêmistes libertaires prêt à mettre la vie de la mère et l'enfant en danger pour en faire leur porte-drapeau, et de la violence généralisée qui s'est emparée de l'humanité.
Une belle réflexion sur l'avenir du monde, rien que ça, toute en force et en finesse à la fois. C'est le pari réussi du réalisateur, qui a su recréer un monde qui nous est à la fois familier et lointain (vous observerez le clin d'oeil amusant fait aux JO de Londres 2012 sur un sweat du héros), sans débauche d'effets spéciaux. Il use de la violence sans en abuser, et a fait appel à une brochette d'acteurs brillants pour illustrer son propos. Michael Caine fait partie de la bande, et quand on connait le talent du monsieur, on peut lui faire confiance sur la solidité de scénario et de celui qui le porte.
Le scénario justement est tiré d'un livre éponyme de P.D James, que j'affectionne tant...Cuaron s'est écarté volontairement d'une lecture un peu trop "christique" du livre, pour universaliser son propos, ce qu'on pourrait difficilement lui reprocher...


Ce matin en faisant les courses avec le Globule j'ai prêté l'oreille et je me suis dit que ce serait vraiment bien triste un monde sans rires d'enfant ...
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Samedi 5 avril 2008
Idées cadeaux pour nos chères têtes blondes...

 
 
 
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Mardi 11 mars 2008
Pas plus tard qu'il y a une heure, je errais, telle une ménagère de moins de 50 ans que je suis, parmi les rayons de Carrefour afin, selon l'expression familiale consacrée, de "chasser le mammouth". Pour ceux qui seraient longs à la comprenette, il s'agissait tout simplement d'acheter de quoi remplir le frigo.
(et là vous vous dîtes : quoi?!!! Val fait ses courses comme nous?  C'est donc un être de chair et de sang, accablé par les mêmes tâches ingrates que tout un chacun? Et oui. Je sais, un mythe s'effondre, mais que voulez-vous. Il est des vérités sans intérêt qui sont parfois bonnes à dire).

Mais aujourd'hui ma mission ne s'arrêtait pas là : je devais chasser un autre animal que le mammouth. Le PETIT LEZARD. Pas un vrai, hein, quand même. Non, une petite bestiole en plastique de quelques centimètres, un joujou de la série des "pet shop", une niaiserie pour globules inventée par des chinois avides et mercantiles.
Le Globule ayant oublié son fameux petit lézard en Normandie, je me suis mise en quête de son double de lumière.
                                                ab1b_2.JPG
L'idée n'était pas bête, le problème c'est que le principe des pet shop, c'est la COLLECTION. je n'ai donc pas trouvé le petit lézard, sûrement déjà catalogué dans les fins de série, mais une bestiole vaguement ressemblante, qui porte le doux nom de "numéro 366". Voilà qui m'a donné une idée de la taille de la collection!

En tout cas, une chose m'a frappé, dans ce temple de la consommation. C'est la séparation extrêmement novatrice des jeux dits de garçons (rayon bleu) des jeux dits de filles (rayon rose).
Pour votre information, les pet shop se trouvent dans le rayon rose. Ouf, le globule est donc bien une fille.
Ah oui mais les Playmobil sont rangés dans le rayon bleu. Le globule adore les playmobil. Mais alors c'est un garçon?
C'est bien compliqué tout ça. En même temps, ce type de marketing moderne et novateur permet à l'enfant, en errant ne serait-ce qu'une heure entre les rayons rose et bleu, de découvrir les fondamentaux de la vie en société (société moderne, faut-il le rappeler). Ainsi, laissez les gambader et en deux temps trois mouvements ils apprendront que le lavage des vêtements, la cuisine, le soin aux animaux (domestiques citadins), l'enfilage de perles, la poterie et le soin aux jeunes enfants sont le domaine réservé des filles. Les garçons quant à eux sont destinés à bricoler dans la maison, réparer des voitures, s'occuper des animaux (d'au moins 2 tonnes et qui font meuh) construire des bâtiments et bien sûr, organiser une société fictive à base de Playmobils ou de Legos.

Je suis dure avec Carrefour, remarquez. C'est vrai il y a aussi un rayon mixte, dit "jeux d'extérieur". Vous y trouverez des vélos roses et bleus, des balançoires roses et bleues, etc.

Y'a pas à dire, depuis mai 68, on en a fait du chemin...
Il serait peut-etre temps de regarder la carte, voir si on n'a pas fait demi-tour par erreur!

L'avantage, c'est que cette classification de cons basique, vous permettra de savoir tout de suite si votre enfant présente des tendances homosexuelles ou non (Tous les meilleurs sociologues piliers de bars-PMU s'accordent sur le sujet).
Que toutes les goudous qui n'ont pas fantasmé sur le pyrograveur quand elles étaient petites lèvent le doigt!
Que tous les invertis qui n'ont pas rêvé de conduire le camping-car de Barbie img_0427.gifpour rejoindre Ken étendu nu sur la berge d'un lac isolé osent le dire!

Vous voyez, c'est imparable.

Qaund vous êtes grands au moins, on ne vous impose plus un code couleur lorsque vous allez cherchez vos jeux à vous. Je n'ai pas dit "accessoires cuir", j'ai dit "jeux".
Je parle des jeux vidéos bien sûr.
Hier avec l'Emmerdeuse on a commencé une partie de "Kane et Lynch" en mode coopération. En gros on est deux repris de justice qui réalisent un casse pour rembourser une dette (en gros).images-3-copie-1.jpeg
Et ben, pendant tout le jeu l'Emmerdeuse m'a traitée comme une fille...
"-P'tain, pourquoi t'es pas passée par la gauche, y'avait pas de tireur?"
"- P'tain, ça fait 15 fois que je te dis que R2 c'est pour ton arme principale et R1 pour ton arme secondaire. T'arrêtes pas de balancer des grenades qui servent à rien."
"- P'tain, s'tu veux tu me passes ta manette, je vais faire avancer ton gusse, sinon au nouvel an 2014 on y est encore."
"- P'tain, R2 pour tirer, pas R1 !!!!!!!"
etc.
Et puis tout d'un coup (pendant que je manipulais son personnage, vu qu'elle m'avait réquisitionné le mien):

"-P'tain, mais t'as réussi à neutraliser les gardes!!! (regard admiratif). Mais comment t'as fait?!"

-"J'ai fait comme les mecs, j'ai pas parlé, j'ai joué".

et pan.





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