Mercredi 8 octobre 3 08 /10 /Oct 20:55
Décidément, les voies du Seigneur sont impénétrables...

Alors que Benoît le teuton nous abreuve de sermons indigestes et autres conseils pratiques sur les 1001 manières de contracter la plus petite MST qui passe, quand le vieil homme un peu branlant du manche (mais pas le bon, sinon ça lui éclairerait peut-être le plafonnier) nous assène de vérités profondes du type "aimons les pauvres, ils ne l'ont pas fait exprès", "aimons les riches, c'est grâce à eux si on peut entretenir le plafond de la chapelle sixtine",  pendant ce temps-là 3 petits prêtres irlandais sont en train de signer un contrat faramineux chez Sony (1 million de $) leur trio "the priests" ayant tapé dans l'oeil d'un chasseur de talents.

J'espère qu'ils ont plus d'imagination pour écrire leurs textes que pour baptiser leur groupe, parce que là, franchement, ils ne se sont pas fait de noeuds au chapelet.


Signe qu'on a affaire à de vraies pop stars pleines d'avenir, le Figaro leur consacre un article et les promet à un brillant avenir. Il faut dire que l'église a donné son accord, donc on ne peut pas dire que le rédac chef ait frisé l'excommunication (et non excommunion, croyez moi, en tant que catholique pêcheresse, je suis bien renseignée sur ce qui me pend au bout du crucifix...)

Ce qui me fait bien rire, c'est que le Figaro fonce tout droit dans le panneau marqué "comparaison foireuse : danger" en rapprochant la belle aventure de Riri, Fifi et Loulou du dramatique parcours de Soeur Sourire, cette jeune nonne belge qui dans les années 60 fit un tabac avec son tube "Dominique".

Ce que ne précise pas le Figaro, c'est quelle fut la fin tragique de soeur Sourire :  perturbée par son succès, elle quitte les ordres quelques années après et sort un deuxième disque sous un autre pseudo (le premier est propriété de son ancien couvent) avec en titre phare "la pilule d'or", une ode à la contraception!
Décidément très libérée, elle s'installe avec sa compagne (je n'ai pas dit cousine ou meilleure amie), psy pour enfants.
Dans les années 80, les deux femmes se suicident, harcelées par le fisc belge qui leur réclame des sommes colossales, cette administration étant convaincue que soeur Sourire, du temps de sa splendeur, a acquis des gains faramineux.
Problème : la soeur, à l'époque, a reversé la totalité de ses gains à l'Eglise. Cette dernière a malencontreusement oublié de lui signer des reçus (les frères économes sont encore plus redoutables qu'un trader un jour de krach) et , sans doute un peu rancunière, fera la sourde oreille lorsque l'ex-nonne lui demandera de l'aide...

Un conseil les p'tits Irish : pensez à réclamer un reçu, quand vous ferez don de vos gains aux bonnes oeuvres, comme vous l'avez annoncé!

Charité bien ordonnée commence par soi-même (sinon demande un reçu).

Amen.

Publié dans : le grenier - Par Val
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