La rentrée des claques

Publié le par Val

Voilà, c'est fait.
Les vacances 2008 sont derrière moi et la rentrée c'est pour demain matin.

J'ai préparé ma trousse, rechargé ma boîte de craies, blindé mon cartable avec des cahiers grand format à spirales petits carreaux, aiguisé la pointe de mon stylo à plume et, bien sûr, protégé mes nouveaux livres avec du plastique transparent.
C'est une façon de parler, car aujourd'hui mon seul point commun avec les écoliers qui reprendront les cours la semaine prochaine c'est un noeud au ventre. Un noeud qui me tenaille depuis le début des vacances.

Avec un peu de chance je m'en débarrasserai demain. Le comble.
Comment se fait-ce?

Disons que, bien que placée sous des latitudes plus que clémentes pendant presque 3 semaines, j'ai eu un peu de mal à me détendre dans un contexte familial pas simple, qui a donné lieu à pas mal de tensions et d'incompréhensions. Je pensais me mettre les doigts de pieds en éventail sous les cocotiers, mais j'ignorais que le sable serait si mouvant!
Une fois rentrée ici je me rends compte que mon malaise tropical s'est invité dans mes bagages et ne me quitte plus.
Non pas que ce soit la baston à la maison, je vous rassure, simplement l'impression de ne pas marcher au même rythme que ma moitié, le sentiment qu'on ne se comprend pas bien, empêtrées chacune dans nos problèmes existentiels.
Pas faute de faire des efforts de part et d'autres, mais on dirait qu'à chaque moment agréable succède forcément un moment de tension, de stress, d'agressivité latente.

Finalement, le risque quand on parle beaucoup dans un couple, c'est parfois d'en dire trop.
Je m'explique : si vous videz votre sac devant l'autre, vous vous sentez mieux, soulagé, mais l'autre n'est pas forcément prêt à recevoir vos états d'âme, parce que lui-même bataille avec ses propres soucis intérieurs, plus importants à ses yeux, et c'est légitime.
C'est la leçon que j'ai cru recevoir ce matin, alors je vais tâcher de la retenir.
J'ai bien compris que je n'avais pas le droit de me plaindre, que ce luxe-là revenait à ceux qui avaient de vrais problèmes et de vraies angoisses, et que mes projets fumeux de dans 5 ans, ce serait peut-être bien que j'y réfléchisse en sourdine sinon je n'ai qu'à avoir les couilles de démissionner au lieu de gloser.
Message reçu cinq sur cinq.
J'espère seulement que la leçon est universelle.

Finalement je suis contente de reprendre demain : je vais recommencer à gamberger dans mon coin sur des trucs qui ne m'intéressent pas, ça me reposera.
Enfin.

A côté de ça bien sûr je vais reprendre tranquillement la tenue de ce blog, en commençant par vous faire part de mon avis sur mes lectures de vacances, particulièrement intéressantes.
Finalement je vous épargnerai la séance diapo, parce que j'ai vraiment très envie de tourner la page des vacances et de passer à autre chose.

Malgré ce post un peu plombant, je  le reconnais, je voulais vous dire que j'étais ravie de vous retrouver. NE VOUS BARREZ PAS!!!!!!

Et puis ces histoires de décalages, pas seulement horaire, vont bien finir par se résoudre.
C'est tout ce que je demande.





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Géraldine 11/10/2008 18:00

Bonjour Val,Pas d'inquiétude, je ne me barre pas de ce blog bien au contraire ! Impossible que je me barre quand je me marre autant.Ton blog est tip top et l'idée de l'Appart' est géniale. Bien sûr, je mentirais en disant que j'ai visité tous les recoins de chaque pièces mais je loue avec plaisir cet appart où je pense que je me sentirais bien.Franchement, je te mets directement et en majuscule sur mon blog dans les liens de mes blogs préférés.Sincèrement,Géraldine

Val 11/10/2008 21:05


Comme je te l'ai dit précedemment, sois la bienvenue, il y a encore plein de place dans la chambre d'amis.
j'ai visité ton blog à mon tour, et je me suis hasardée également sur ton blog de voyages.
Pour la petite histoire, je suis originaire de la baie du Mont Saint Michel, j'ai visité madagascar et j'envisage de déménager à Rennes avec ma petite famille dans les 2 ans. Comme tu le vois, nous
n'avons pas que le goût des livres en commun! Bien à toi


immuable 29/08/2008 06:37

ça fait très plaisir de te lire à nouveau ! désolée que tes vacances ne ce soit pas si bien passé que ça ! mais l'essentiel c'est que vous soyez rentrés au bercaille ! et pour le reste y'a pas de raison que ça ne s'arrange pas. à bientôt

No 28/08/2008 21:45

comme le lapin d'Alice, je suis en retard, en retard...
Contente de te relire,
le bisou

Fred 27/08/2008 21:03

Merci Val.


Au fait Dan, t'as loupé un jeu de mot que je m'empresse de faire avant que l'Emmerdeuse ou Bertrand ne me le pique : "Cuba est une île bidonville où..."

C'est donc une bidonv'île ! hé hé !

Fred 27/08/2008 19:39

Dan,

menfous, suis pas marxiste ! Et quant au communisme, mon cœur se tourne vers ceux à qui les marxistes ont fait fermer leurs gueules lors de la première internationale, si tu vois ce que je veux dire. En tout cas, pour les descendants idéologiques, qui sont moins violents.
Donc, le régime de Castro... j'ai déjà dit ce que j'en pensais.
Cependant, je suis capable de faire la part des choses et de me rendre compte que l'embargo a été et reste pour beaucoup (pas pour tout, on est d'accord, et je ne suis pas assez qualifié pour donner un pourcentage qui soit à peu près correct) responsable de la misère du peuple cubain. Comme cela avait d'ailleurs été le cas entre les deux guerres du Golfe pour l'Irak.
Dans les deux cas, je trouve ça scandaleux, quand bien même (SURTOUT !) ces embargos proviennent du pays qui se présente comme le "Leader maximal" (je te laisse le soin de traduire en espagnol) de la démocratie dans le monde. Comme si les peuples étaient forcément responsable de l'incurie, des exactions ou des comportements criminels de leurs gouvernements.
Je me rends compte que je parle de "peuples" alors que je n'ai qu'une notion finalement assez vague du concept et qu'en réalité, pour moi, ce qui compte, ce sont les individus (la preuve que je ne suis pas marxiste, car pour les marxistes, seul le "peuple" ou la "classe" est importante, et l'individu doit s'y perdre) car au bout du compte, ceux qui pâtissent de tout ça (incurie ou embargos), ce sont des gens comme toi et moi, qui bossent, qui ont une famille et qui ne demandent qu'une chose : qu'on leur foute la paix. Considérés ainsi sans être dilués dans un "peuple", l'empathie pour eux n'en est que plus grande. Pour moi, tout système qui tend à nier l'individu, et donc à lui voler sa liberté, seule condition indispensable au bonheur, est à proscrire. Le communisme autoritaire, qu'il soit russe, chinois, coréen, ou cubain est un de ces régimes. Mais le capitalisme, surtout dans sa dérive "libérale et financière", en est un autre. Et comme je te l'ai déjà dit ici même, les crimes du communisme n'excusent pas ceux du capitalisme international. Il reste à inventer une alternative...



"Une grande banque d'affaire à la défense, cotée au CAC40" mais pas celle de Kerviel... Celle qui doit je ne sais plus combien de centaines de francs (à l'époque) à chaque français, alors ? (Merci l'Etat !)


Bon pour le bubllage au boulot, je te comprends va, c'était juste une plaisanterie ! Tu crois que je commente d'où ? Hein ? Du boulot aussi, tiens !
Moi je suis dans la maintenance industrielle, sous-traitant d'une grande entreprise nationale qui distribue du courrier. Pour te paraphraser, je dirais que mon boulot consiste principalement à attendre que les machines de tri tombent en panne... et comme j'ai (enfin, on a : on est deux plus le chef) pas mal géré en amont, ben ça tombe pas en panne.
Ma boîte est filiale d'un grand groupe de BTP, côté au CAC40, et disons que j'étais collègue (de loin quand même !) d'un grand présentateur d'un JT de 20h (mais petit journaliste !) viré il y a peu.

A bientôt,
Fred

Val 27/08/2008 20:34


Fred au revers!

Merci pour ton analyse, Fred, complète et argumentée, et à laquelle j'adhère pleinement.
Je suis sûre que Dan vacille!