ne respirez plus...respirez!

Publié le par Val

Comment sait-on que c'est l'été à Paris?

Ah bien sûr, on retrouve avec plaisir les jolies filles en jupes courtes attablées aux terrasses des cafés, leurs lunettes D&G vissées sur le crâne (quelqu'un osera-t-il leur dire un jour que les lunettes se positionnent sur l'arête nasale, pour une meilleure efficacité?), on agite avec plaisir ses petits orteils, privés de lumière pendant de longs mois d'hiver, entre les lanières de ses tongs, on hésite chaque matin entre mettre une veste et braver la fraîcheur matinale, on n'oublie surtout pas sa bouteille d'eau pour téter dans le métro, surtout quand il est aérien, on va plus souvent que d'habitude taper la discute avec ses collègues parce que "non vraiment, bosser par un temps pareil c'est pas humain"...

En un mot on s'adapte aux nouvelles conditions climatiques.
Enfin presque.

Presque, ça veut dire pas tout à fait.
Ben oui, parce que, à Paris sans doute plus qu'ailleurs (en france, parce qu'on est encore loin de Mexico, faut pas pousser, plus le ciel est dégagé, plus la pollution, poison des temps modernes qui aime tant s'acharner sur le citadin, se fait sentir (dans tous les sens du terme).
Lègère à forte difficulté à respirer, pores de la peau encrassés (faîtes le test : passez-vous du démaquillant sur la peau alors même que vous ne vous êtes pas tartinée au fond de teint...spectaculaire!), bronches encombrées (on ne peut quand même pas se réfugier derrière le froid, hein...), pédaleurs de vélib' à bout de souffle même dans les descentes, dur de ne pas s'en rendre compte.

Mais qui donc est le fautif, l'ignoble salaud qui s'en prend aux victimes innocentes que nous sommes? Ben nous, justement.
Tu roules, tu pollues. Tu allumes la lumière, tu pollues. Tu fais tes courses sans faire gaffe aux emballages, tu pollues. Tu laisses ton chien chier n'importe où, il pollue et tu es un con. Tu pollues, tu tousses. Point barre.

Et si tu veux savoir quel ignoble saloupiot tu fais, je te conseille vivement d'aller faire un tour sur
ce site et de calculer, très simplement, ta facture énergétique globale. Evidemment, ça calme, limite ça glace, mais ça remplace toutes les campagnes possibles et imaginables sur la lutte contre le gaspillage et autres démarches culpabilisantes.

J'men vais vider ma poubelle de tri, maintenant que je sais
 

Publié dans Le dehors du dedans

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zeste 29/06/2008 17:04

m'enfin!!! les lunettes, ça sert AUSSI de serre-tête!!! alors que le serre tête, ça peut difficilement servir de lunettes... celles qui usent de ce stratagème utilisent donc un accessoire pour deux choses. D'où le rapport avec ton message: elles achètent moins et gaspillent moins! Donc, polluent moins...





(Oui, ça m'arrive d'avoir les lunettes sur la tête...oh, c'est bon, hein... si on vient pour se faire disputer!!)

Val 29/06/2008 18:06


Ah mais non, elles achètent pas moins!
Parce qu'elles en ont des tonnes. de paires.
de lunettes.


eurêka 29/06/2008 14:56

J'entends parler de décroissance et je ne peux pas m'empêcher de réagir (mille pardons).
D'abord, je dois avouer que le mot lui-même me gêne, voire me choque. Il me fait trop penser à un retour en arrière, comme si "c'était mieux avant". Or il s'agit plutôt pour moi de créer quelque chose de nouveau, d'aller de l'avant.
Ensuite, je crains le caractère excessif de certaines choses prônées dans ce cadre-là.

Bon allez, tout bien réfléchi, je crois que je ne vais pas monopoliser la parole et je sens que je risque de m'étendre...

Val 29/06/2008 18:02


trop tard! t'as commencé tu vas au bout!
ou alors t'attends mon prochain post, d'ici une heure ou 2...


Fred 29/06/2008 13:08

Salut Val,

ah on parle de Décroissance et de simplicité volontaire, voilà qui m'interpelle ! En fait, les deux termes désignent à peu près la même chose, le premier se rapprochant plus du slogan En fait il s'agit d'un appel à la décroissance économique entendue comme celle du PIB - sachant qu'il existe d'autres indicateurs, comme l'IDH ou d'autres plus précis, dont les courbes ne sont pas forcément parallèles à celle de la croissance économique (la croissance économique n'entraîne pas forcément un "mieux-être" de la population, et se servir de celle-ci, ou du niveau de consommation pour prétendre "mesurer" le moral de la population est une stupidité de plus de nos gouvernants et des journaleux à leurs bottes). La Décroissance se veut donc un "agitateur de conscience" qui ferait comprendre aux consommateurs que leur bonheur ne passe pas justement forcément par la consommation, et donc qui veut leur faire se considérer avant tout comme des êtres humains et des citoyens au lieu de bêtes à consommer.
La simplicité volontaire est la démarche personnelle (ou communautaire, au sens faible, non identitaire) qui consiste justement à rechercher ce bonheur ailleurs que dans la consommation à outrance. Il n'y a pas de voie toute tracée, mais chacun des "objecteurs de croissance" choisit son chemin en fonction de ses aspirations, des ses possibilités, de son rythme aussi, tant il est vrai qu'il est parfois difficile de renoncer à certaines habitudes. On peut cependant constater que cela passe souvent par une réduction du travail salarié (travailler moins pour vivre mieux), et donc du niveau de salaire, qui peut être compensé par un travail personnel (faire un potager, bricoler, s'instruire...) ou dans le cadre, par exemple, d'un SEL. Dans tout les cas, on gagne à ralentir ainsi une diminution du stress, une liberté d'user de son temps, souvent aussi une plus grande proximité avec son voisinage par l'implication dans un SEL ou dans une assoc d'entraide de quartier - autant de choses qui ne sont par monétisables. En un mot : une plus grande convivialité, pour reprendre le mot, titre de l'un de ses livres, d'Ivan Illitch (qui l'avait lui-même emprunté à Brillat-Savarin).

Personnellement, je suis au début de cette démarche, je n'ai fait que réduire ma consommation "de luxe", je fais un potager, mais j'ai toujours une bagnole (et ça... bordel , vivement le jour où je pourrais me passer de cette saloperie que je qualifie de "moyen de transport le plus débile que l'humanité ait inventé..." mais je suis à la cambrousse et à 30km du boulot, mais ça devrait changer bientôt normalement).

Pour terminer, je te cite :"nous avons décidé de noter sur une liste toutes les choses que nous avons renoncé à acheter après y avoir réfléchi un peu sérieusement! la
liste s'allonge...".
JE VOUS AIME !

Bisous,
Fred

D. 29/06/2008 09:23

je consomne 26 fois ce que la planete peut supporter ....par an....ce qui plombe le plus mon score? les deplacements.
me reste plus qu'à reduire mon bilan carbone en ne roulant plus !!!!j'pense qu'il y en a une qui sera pas d'accord meme si c'est pour sauver la planete.

Val 29/06/2008 10:12


On va bientôt manquer de pétrole, question de patience!


le crapahuteur 28/06/2008 13:11

Voilà un sujet d'actualité "brûlant"!
Tu peux aussi calculer ton empreinte écologique: Si tout le monde consommait comme moi, il faudrait 2,6 planètes pour subvenir aux besoins de l'humanité. Et encore, je suis bien en-dessous de la moyenne européenne (3,4 planètes).
Ca fait froid dans le dos, non ?
Reste à adopter un mode vie plus sain, basé sur la "décroissance" et la "simplicité volontaire" (je t'invite à lire les définitions de ces 2 expressions sur wikipédia).

Val 29/06/2008 10:11


Ah! mais il y avait longtemps qu'on ne t'avait vu en ces lieux! Bienvenue chez toi! J'ai cru comprendre que tu étais en plein déménagement, c'est gentil d'avoir trouvé 5 minutes pour t'arrêter
ici...
Je connais le principe de la décroissance, mais pas celui de simplicité volontaire, je vais me renseigner illico! Pour te faire sourire sache qu'à la maison, conscientes de notre tendance naturelle
à acheter des choses complètement inutlies ou presque, nous avons décidé de noter sur une liste toutes les choses que nous avons renoncé à acheter après y avoir réfléchi un peu sérieusement! la
liste s'allonge...
Prendre conscience, c'est déjà commencer à agir!