Mercredi 14 mai 2008
Jusqu'à présent j'ai plutôt eu la main heureuse en  rangeant dans la bibliothèque de l'Appartement des livres pour lesquels j'ai eu un véritable coup de coeur ou, à tout le moins, une vraie tendresse.
Parce qu'il faut un début à tout, cette fois j'ai décidé de dégainer mon fusil à fléchettes et de descendre (gentiment, quand même) en flamme un bouquin qui m'a déçu, peut-être parce que j'en attendais trop, allez savoir.

Jean Teulé, dans Le magasin des suicides, nous décrit la vie d'une famille de branques, les Tuvache, dont la particularité est de tenir un commerce spécialisé dans la vente d'articles destinés à permettre à ses clients de mettre fin à leurs jours.
On y trouve aussi bien des mètres de corde que des fioles de poison, des animaux venimeux ou des champignons vénéneux (je vous épargne la litanie des produits disponibles, sinon vous aurez déjà la moitié du livre entre les mains).
Le drame de monsieur et madame Tuvache est que leur fils cadet respire la joie de vivre et n'a qu'un souhait : convaincre tout un chacun que la vie vaut la peine d'être vécue! Vous l'aurez compris l'attitude du gamin est mauvaise pour les affaires, c'est pourquoi ses parents déploieront des trésors d'ingéniosité pour le ramener dans le chemin de la dépression et du chagrin perpétuel.

L'idée, amusante, ne tient malheureusement pas la route tant elle se saborde dans des démonstrations lourdingues, des situations attendues et des personnages plus stéréotypés que Bugs Bunny et le Doc.

Je pensais me perdre avec délice dans les méandres de l'absurde, voire du surréalisme (que les inconditionnels de Boris Vian s'en tiennent à leur idole!) et je ne fais que me noyer dans une copie d'écolier ("élève Jean Teulé, tu me raconteras en 150 pages l'histoire d'une famille qui tient un magasin des suicides. Tu prendras garde à épuiser ton sujet et à ménager un happy end que la Fox, Familles de France et la Bibliothèque verte applaudiront des quatre mains").

L'ensemble est malgré tout bien écrit (je sais, c'est une appréciation qui ne veut rien dire...), ce qui augmente ma frustration!
Je vais donner une deuxième chance à cet auteur à la bouille irrésistible ( vous vous souvenez du grand zigue un peu lunaire qui posait des questions gentilles (boules blanches) et des questions méchantes (boules rouges) dans Nulle part ailleurs il y a quelques années? C'était lui!) et je lirai plus tard Darling, adapté l'an dernier au cinéma.

Un type né à Saint-Lô, dans la Manche, ne peut pas être un mauvais auteur.
Par contre une fille née à Avranches, dans la Manche, pourrait bien avoir porté un jugement hâtif.

Je l'espère.
publié dans : la bibliothèque par Val
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Mercredi 14 mai 2008
Transpiration,
Je conchie ton nom

Les auréoles que tu dessines
Sous des aisselles assassines

L'odeur insoutenable
Proche de celle de l'étable
Que tes effluves écoeurantes
Répandent, si entêtante

Me font 100 fois rêver à mon  auto
Aux dépends des joies du métro

Ses voyageurs trempés de sueur
Leurs corps poisseux
Regards haineux
Au bord des lèvres mènent mon coeur

Transpiration,
Putain change de wagon!
publié dans : par la fenêtre par Val
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