Jeudi 1 mai 2008
Aujourd'hui c'est premier mai, donc on ne glande rien du tout et SURTOUT on ne fait pas bosser les autres. Ben oui, quoi, c'est le seul
jour de l'année où PERSONNE ne devrait bosser. Sinon tout fout le camp ma bonne dame, c'est moi qui vous le dis. Vous êtes allés acheter un pouf à Conforama? Shame on you. Vous avez dragué votre
boulangère? Etouffez-vous avec son pain. Vous avez posé vos fesses sur la banquette moelleuse d'un UGC? Vous brûlerez en enfer.
Bon, vous voilà prévenu. Le 1er mai c'est sacré.
Bon, vous voilà prévenu. Le 1er mai c'est sacré.
De mon côté j'avais quand même quelquechose à faire : samedi matin je m'envole pour une semaine au Sénégal où je retrouve des amis
expatriés pour 2 ans. Du coup, même si la météo est clémente (26°C...ciel dégagé. Oui je sais, ça énerve) il faut quand même préparer son petit baluchon. Maillot de bain, crème solaire (surtout
la crème solaire quand comme moi on est une sorte de croisement entre un viking et un irlandais), tongs, débardeurs, etc. S'il n'y avait que ça ce serait vite fait, remarquez.
Sauf que j'ai eu la grande idée de proposer à mes amis d'être leur sherpa et d'acheminer jusqu'à eux quelques bricoles qu'ils ont du mal à trouver sur place.
Voilà donc ce que trouveront les douaniers si ils fouillent mon sac, en dehors de mon équipement de parfaite touriste : 8 plaquettes de chocolat patissier, un pot de Nutella de 800g, 60 couches baby-dry, des filtres à thé en papier, des paquets de lingettes démaquillantes, 2 boîtes géantes de Ricoré, etc.
Comment, vous ne partez pas en vacances avec votre boîte de Ricoré?!!!
C'est comme ça que je me retrouve avec un sac de trek rempli ras-la-gueule. Ne me reste plus qu'à me traîner suante et haletante jusqu'à Orly (tôt) samedi matin, et hop! On m'a promis que je serai le cul dans un piscine samedi soir. ça vaut bien le coup de me lancer dans le trafic de Ricoré (pour le chèque, merci à l'ami du petit déjeuner de se rapprocher d'over-blog).
Mais tout ça c'est le côté plaisant de la préparation du voyage.
Le côté déplaisant c'est de contempler sa douce et tendre moitié et se dire qu'on va la laisser TOUTE UNE SEMAINE. Une semaine sans se voir, sans se toucher, sans se faire rire, sans se faire la gueule, sans se vanner, sans se saouler, sans se câliner.
Je sais, je sais, faut être con pour se mettre dans des états pareils pour une séparation d'une semaine! Oui mais voilà, nous on est très cons. Si, si, on l'assumme.
Ce qui nous rassure c'est qu'on trouve facilement plus con que nous.
Ce matin, l'Emmerdeuse me dit au réveil (provoqué de manière hâtive par une personne de petite taille à l'appendice capillaire particulièrement volumineux, appuyé dans son opération commando par un félin (hahaha) obèse, cet équipage improbable réclamant qui ses chocapic, qui ses croquettes. Un jour je ferai l'échange, pour les punir), d'une voix tendre et langoureuse :
- ça me fait chier que tu partes.
- tu sais, ça m'embêtes que tu ne puisses pas venir avec moi.
Long échange oculaire langoureux...
- Je prépare le petit déj', on mange et après si tu veux on se recouche...
-... (petites étoiles dans le regard et sourire niais).
Nous reprenons donc des forces autour de la sainte table, la naine est expédiée dans son périmètre avec ses potes diplodocus et autres pet shop, et moi je bondis sous la couette, frémissante comme un goujon tout juste sorti de l'eau.
5 minutes passent.
10 minutes passent.
- heu, tu devais pas me rejoindre?
- J'arrive tout de suite!
5 minutes passent.
- Dis donc, tu serais pas en train de bloguer quand même ?!!
- Non, pas du tout!
- mais t'es quand même sur internet?
- oui, mais je blogue pas, je regarde une vidéo.
- Sur un blog?
- Nan! sur Youtube.
- Et pourquoi? C'est pas pour dire mais c'est notre dernière grasse mat' avant que je parte...
- ....
- Reponds, s'te plaît.
- C'est pour mettre sur le blog de Bertrand...
- ... (offusquée, nue comme un ver sous la couette, à attendre comme une demeurée)
- TE FACHE PAS, J'ARRIVE!!!!!
Et elle est arrivée.
Et je lui ai tout de suite pardonné (de toute façon, c'était la faute de Bertrand, comme tout le monde l'aura compris).
Elle m'a fait son sourire le plus craquant (celui où on voit presque toutes ses dents), elle a fermé délicatement la cloison japonaise et s'est glissée tout doucement à mes côtés.
On a rigolé comme deux ados attardées que nous sommes et puis on a cessé de rire.
On avait mieux à faire.
Elle a commencé par me caresser le dos, tout doucement, pendant que j'embrassais avec force son cou, ses épaules (grrrr...ses épaules!) puis son ventre. Je l'ai respirée à pleins poumons pour m'imprégner de son odeur, j'ai promené ma langue dans tous les sens pour capter son goût, un doux mélange épicé qui m'accompagnera longtemps... J'ai contemplé ses yeux qui me disaient tant et tant de choses ( reste avec moi, prends-moi, fais-moi tout ce que tu veux, serre-moi fort. Encore, encore...), j'ai promené mes mains sur chaque courbe de son corps, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Sa peau est douce, si ambrée à côté de la mienne, si blanche, comme elle aime. Et puis surtout j'ai écouté sa voix. Ou plutôt ses murmures d'abord, tendres et posés, puis ses râles, chauds, enfiévrés, qui me font monter quelquepart, très haut, où elle saura me rejoindre.
Et c'est TOUJOURS à ce moment-là que le globule se pointe derrière la porte pour demander un truc. Cet enfant est équipé d'un détecteur de baise. C'est la seule explication logique, vraiment je n'en vois pas d'autre. Si vous savez comment on le désactive, faîtes-moi signe.
La question du jour :
- on est quel jour aujourd'hui?
- jeudi (l'Emmerdeuse, essouflée, toujours concentrée...)
- Alors c'est pas mon anniversaire?
- Non, ton anniversaire c'est dans 12 jours!!!!
-...
- C'est pas tout de suite, tu vois, donc tu peux retourner jouer dans ta chambre.
VIIIIIIIIIIITTTTTE!!!!!!!!
On a l'habitude maintenant, alors on arrive (par je ne sais quel miracle, un truc qu'on appelle l'amour je crois) à reprendre nos petites affaires là où on les a laissées, juste avant d'être interrompues pour la 152ème fois ( heureusement que le soir elle s'endort à 8h, sinon ce serait vraiment très frustrant!!!!), et nous voilà reparties de plus belle, enchaînant des positions toutes plus acrobatiques les une que les autres (que celles et ceux qui pensent que les lesbiennes n'ont qu'un pocket-kamasutra à leur disposition révisent leur jugement...), comme si c'était la dernière fois que l'on faisait l'amour, étouffant des cris de plaisir dans nos oreillers pour ne pas éveiller la curiosité du geolier en culotte courte.
L'emmerdeuse m'a tellement envoyée à l'air que j'ai posé un pied sur Pluton et je crois que de mon côté je l'ai expédiée sur la face cachée de Neptune...
Après ça on s'est endormies comme des bienheureuses, serrées l'une contre l'autre, pour ne pas perdre une minute de ce temps si précieux qui nous sépare de mon départ.
Voilà de quoi me faire aimer les adieux! (en tout cas les au-revoir...)
Allez savoir pourquoi, on a dégusté nos grillades avec un appétit d'ogre et on a regardé en famille, vautrées toutes les 3 sur le canapé "nos voisins les hommes" sur Canal.
C'est ce que j'appelle un premier mai réussi, succession de plaisirs d'intensité très variable mais qui me font penser, chaque jour un peu plus : c'était Elle, et pas une autre.
Alors oui ça me coûte de la laisser.
Mais ce ne sera que pour mieux la retrouver. Et elle le sait.
Et puis heureusement qu'ils viennent de sortir GTA IV, ça devrait adoucir sa peine...
Sauf que j'ai eu la grande idée de proposer à mes amis d'être leur sherpa et d'acheminer jusqu'à eux quelques bricoles qu'ils ont du mal à trouver sur place.
Voilà donc ce que trouveront les douaniers si ils fouillent mon sac, en dehors de mon équipement de parfaite touriste : 8 plaquettes de chocolat patissier, un pot de Nutella de 800g, 60 couches baby-dry, des filtres à thé en papier, des paquets de lingettes démaquillantes, 2 boîtes géantes de Ricoré, etc.
Comment, vous ne partez pas en vacances avec votre boîte de Ricoré?!!!
C'est comme ça que je me retrouve avec un sac de trek rempli ras-la-gueule. Ne me reste plus qu'à me traîner suante et haletante jusqu'à Orly (tôt) samedi matin, et hop! On m'a promis que je serai le cul dans un piscine samedi soir. ça vaut bien le coup de me lancer dans le trafic de Ricoré (pour le chèque, merci à l'ami du petit déjeuner de se rapprocher d'over-blog).
Mais tout ça c'est le côté plaisant de la préparation du voyage.
Le côté déplaisant c'est de contempler sa douce et tendre moitié et se dire qu'on va la laisser TOUTE UNE SEMAINE. Une semaine sans se voir, sans se toucher, sans se faire rire, sans se faire la gueule, sans se vanner, sans se saouler, sans se câliner.
Je sais, je sais, faut être con pour se mettre dans des états pareils pour une séparation d'une semaine! Oui mais voilà, nous on est très cons. Si, si, on l'assumme.
Ce qui nous rassure c'est qu'on trouve facilement plus con que nous.
Ce matin, l'Emmerdeuse me dit au réveil (provoqué de manière hâtive par une personne de petite taille à l'appendice capillaire particulièrement volumineux, appuyé dans son opération commando par un félin (hahaha) obèse, cet équipage improbable réclamant qui ses chocapic, qui ses croquettes. Un jour je ferai l'échange, pour les punir), d'une voix tendre et langoureuse :
- ça me fait chier que tu partes.
- tu sais, ça m'embêtes que tu ne puisses pas venir avec moi.
Long échange oculaire langoureux...
- Je prépare le petit déj', on mange et après si tu veux on se recouche...
-... (petites étoiles dans le regard et sourire niais).
Nous reprenons donc des forces autour de la sainte table, la naine est expédiée dans son périmètre avec ses potes diplodocus et autres pet shop, et moi je bondis sous la couette, frémissante comme un goujon tout juste sorti de l'eau.
5 minutes passent.
10 minutes passent.
- heu, tu devais pas me rejoindre?
- J'arrive tout de suite!
5 minutes passent.
- Dis donc, tu serais pas en train de bloguer quand même ?!!
- Non, pas du tout!
- mais t'es quand même sur internet?
- oui, mais je blogue pas, je regarde une vidéo.
- Sur un blog?
- Nan! sur Youtube.
- Et pourquoi? C'est pas pour dire mais c'est notre dernière grasse mat' avant que je parte...
- ....
- Reponds, s'te plaît.
- C'est pour mettre sur le blog de Bertrand...
- ... (offusquée, nue comme un ver sous la couette, à attendre comme une demeurée)
- TE FACHE PAS, J'ARRIVE!!!!!
Et elle est arrivée.
Et je lui ai tout de suite pardonné (de toute façon, c'était la faute de Bertrand, comme tout le monde l'aura compris).
Elle m'a fait son sourire le plus craquant (celui où on voit presque toutes ses dents), elle a fermé délicatement la cloison japonaise et s'est glissée tout doucement à mes côtés.
On a rigolé comme deux ados attardées que nous sommes et puis on a cessé de rire.
On avait mieux à faire.
Elle a commencé par me caresser le dos, tout doucement, pendant que j'embrassais avec force son cou, ses épaules (grrrr...ses épaules!) puis son ventre. Je l'ai respirée à pleins poumons pour m'imprégner de son odeur, j'ai promené ma langue dans tous les sens pour capter son goût, un doux mélange épicé qui m'accompagnera longtemps... J'ai contemplé ses yeux qui me disaient tant et tant de choses ( reste avec moi, prends-moi, fais-moi tout ce que tu veux, serre-moi fort. Encore, encore...), j'ai promené mes mains sur chaque courbe de son corps, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Sa peau est douce, si ambrée à côté de la mienne, si blanche, comme elle aime. Et puis surtout j'ai écouté sa voix. Ou plutôt ses murmures d'abord, tendres et posés, puis ses râles, chauds, enfiévrés, qui me font monter quelquepart, très haut, où elle saura me rejoindre.
Et c'est TOUJOURS à ce moment-là que le globule se pointe derrière la porte pour demander un truc. Cet enfant est équipé d'un détecteur de baise. C'est la seule explication logique, vraiment je n'en vois pas d'autre. Si vous savez comment on le désactive, faîtes-moi signe.
La question du jour :
- on est quel jour aujourd'hui?
- jeudi (l'Emmerdeuse, essouflée, toujours concentrée...)
- Alors c'est pas mon anniversaire?
- Non, ton anniversaire c'est dans 12 jours!!!!
-...
- C'est pas tout de suite, tu vois, donc tu peux retourner jouer dans ta chambre.
VIIIIIIIIIIITTTTTE!!!!!!!!
On a l'habitude maintenant, alors on arrive (par je ne sais quel miracle, un truc qu'on appelle l'amour je crois) à reprendre nos petites affaires là où on les a laissées, juste avant d'être interrompues pour la 152ème fois ( heureusement que le soir elle s'endort à 8h, sinon ce serait vraiment très frustrant!!!!), et nous voilà reparties de plus belle, enchaînant des positions toutes plus acrobatiques les une que les autres (que celles et ceux qui pensent que les lesbiennes n'ont qu'un pocket-kamasutra à leur disposition révisent leur jugement...), comme si c'était la dernière fois que l'on faisait l'amour, étouffant des cris de plaisir dans nos oreillers pour ne pas éveiller la curiosité du geolier en culotte courte.
L'emmerdeuse m'a tellement envoyée à l'air que j'ai posé un pied sur Pluton et je crois que de mon côté je l'ai expédiée sur la face cachée de Neptune...
Après ça on s'est endormies comme des bienheureuses, serrées l'une contre l'autre, pour ne pas perdre une minute de ce temps si précieux qui nous sépare de mon départ.
Voilà de quoi me faire aimer les adieux! (en tout cas les au-revoir...)
Allez savoir pourquoi, on a dégusté nos grillades avec un appétit d'ogre et on a regardé en famille, vautrées toutes les 3 sur le canapé "nos voisins les hommes" sur Canal.
C'est ce que j'appelle un premier mai réussi, succession de plaisirs d'intensité très variable mais qui me font penser, chaque jour un peu plus : c'était Elle, et pas une autre.
Alors oui ça me coûte de la laisser.
Mais ce ne sera que pour mieux la retrouver. Et elle le sait.
Et puis heureusement qu'ils viennent de sortir GTA IV, ça devrait adoucir sa peine...