Dimanche 30 mars 2008
Comment sait-on qu'on est enfin arrivé au printemps?
On observe la nature, avec les arbres en fleurs et les piou-pious qui font cui-cui. Ah, raté, c'est encore trop tôt (le temps que les plantes convertissent le monoxyde de carbone, ici, on sera déjà en automne).
On lève les yeux vers le ciel, pour profiter du franc soleil qui chasse la grisaille hivernale. Ah ben, encore raté, il fait un temps pourri, il tombe même des glaçons du ciel (pratique pour l'apéro mais pas idéal pour se chauffer la couenne) entre deux averses.
On mate les filles, dont les tenues légères renvoient au placard les cols roulés et les pantalons noirs, gris, beiges. Mince, encore raté, rapport à la météo : on sait très bien que la longueur des jupes est inversement proportionnelle à la température ambiante. Autant dire qu'en ce moment c'est plutôt le modèle amish que la ceinture en peau de zèbre. Zut!
Dernier indicateur infaillible : ça sent la viande grillée dehors!
Bon, comme les voisins ne se décidaient pas, on a lancé le début des festivités aujourd'hui. Donc ça y est, vous pouvez l'annoncer autour de vous : c'est le printemps.
On a invité mon meilleur pote, sa femme et trois de ses gosses (le quatrième devait sûrement essayer de dénouer ses bras après une séance endiablée de tektonik la nuit dernière) à venir déguster de la bidoche bien grillée comme on aime.
Au menu : côtelettes d'agneaux pour les nains avec des gnocchis et pour les grands côtes de porc marinées au curry et au miel ("special recipe" de l'Emmerdeuse, qui ne fait pas que bloguer le dimanche, la preuve) avec des haricots rouges. En dessert mousse au chocolat maison pour tout le monde avec des biscuits à la noix de coco faits par bibi aussi.
On s'est bien régalé, surtout que mon pote nous avait amené une délicieuse bouteille de Bourgogne (Pernand-vergelesses). Mmmmmh...
Le secret c'est qu'on est au rez-de-chaussée, ce qui fait que notre terrassounette est partiellement protégée de la pluie par le balcon de la voisine du dessus. Balcon en dessous duquel nous avons installé le barbecue, évidemment. Quel sens pratique, hein?
En tout cas, indépendamment du BBQ j'étais surtout bien contente de voir mon copain encore en vie. Ce couillon nous fait peur depuis une semaine, et se demande bien pourquoi. Il a fait un malaise plus qu'alarmant le week-end dernier (douleur dans la poitrine et dans le bras). Quiconque a suivi les cours du docteur Benton au Cook County SAIT que ça peut être une crise cardiaque. Quiconque sauf mon pote qui a attendu le lundi pour aller voir son généraliste, qui l'a envoyé voir son cardio le jour même, qui lui a fait faire des examens sanguins le lendemain et qui lui fait faire une écho mardi prochain.
A priori pas de trace d'infarctus mais sans dout une péricardite. Super! voilà qui est vachement rassurant! Purée, mais quand est-ce qu'il va se décider à être raisonnable mon frère pas-de-sang-mais-que-c'est-pareil? Comprendra-t-il un jour qu'il sera beaucoup moins drôle et intéressant mort que vif? Cretinus maximus, va! Bon allez, faut que je le ménage, sinon son coeur va lâcher...
On observe la nature, avec les arbres en fleurs et les piou-pious qui font cui-cui. Ah, raté, c'est encore trop tôt (le temps que les plantes convertissent le monoxyde de carbone, ici, on sera déjà en automne).
On lève les yeux vers le ciel, pour profiter du franc soleil qui chasse la grisaille hivernale. Ah ben, encore raté, il fait un temps pourri, il tombe même des glaçons du ciel (pratique pour l'apéro mais pas idéal pour se chauffer la couenne) entre deux averses.
On mate les filles, dont les tenues légères renvoient au placard les cols roulés et les pantalons noirs, gris, beiges. Mince, encore raté, rapport à la météo : on sait très bien que la longueur des jupes est inversement proportionnelle à la température ambiante. Autant dire qu'en ce moment c'est plutôt le modèle amish que la ceinture en peau de zèbre. Zut!
Dernier indicateur infaillible : ça sent la viande grillée dehors!
Bon, comme les voisins ne se décidaient pas, on a lancé le début des festivités aujourd'hui. Donc ça y est, vous pouvez l'annoncer autour de vous : c'est le printemps.
On a invité mon meilleur pote, sa femme et trois de ses gosses (le quatrième devait sûrement essayer de dénouer ses bras après une séance endiablée de tektonik la nuit dernière) à venir déguster de la bidoche bien grillée comme on aime.
Au menu : côtelettes d'agneaux pour les nains avec des gnocchis et pour les grands côtes de porc marinées au curry et au miel ("special recipe" de l'Emmerdeuse, qui ne fait pas que bloguer le dimanche, la preuve) avec des haricots rouges. En dessert mousse au chocolat maison pour tout le monde avec des biscuits à la noix de coco faits par bibi aussi.
On s'est bien régalé, surtout que mon pote nous avait amené une délicieuse bouteille de Bourgogne (Pernand-vergelesses). Mmmmmh...
Le secret c'est qu'on est au rez-de-chaussée, ce qui fait que notre terrassounette est partiellement protégée de la pluie par le balcon de la voisine du dessus. Balcon en dessous duquel nous avons installé le barbecue, évidemment. Quel sens pratique, hein?
En tout cas, indépendamment du BBQ j'étais surtout bien contente de voir mon copain encore en vie. Ce couillon nous fait peur depuis une semaine, et se demande bien pourquoi. Il a fait un malaise plus qu'alarmant le week-end dernier (douleur dans la poitrine et dans le bras). Quiconque a suivi les cours du docteur Benton au Cook County SAIT que ça peut être une crise cardiaque. Quiconque sauf mon pote qui a attendu le lundi pour aller voir son généraliste, qui l'a envoyé voir son cardio le jour même, qui lui a fait faire des examens sanguins le lendemain et qui lui fait faire une écho mardi prochain.
A priori pas de trace d'infarctus mais sans dout une péricardite. Super! voilà qui est vachement rassurant! Purée, mais quand est-ce qu'il va se décider à être raisonnable mon frère pas-de-sang-mais-que-c'est-pareil? Comprendra-t-il un jour qu'il sera beaucoup moins drôle et intéressant mort que vif? Cretinus maximus, va! Bon allez, faut que je le ménage, sinon son coeur va lâcher...
Pourvu que les nouvelles soient bonnes mardi, que je puisse lui boucher les artères à coup de graisses carbonisées tout l'été!

