Comment sait-on que c'est l'été à Paris?
Ah bien sûr, on retrouve avec plaisir les jolies filles en jupes courtes attablées aux terrasses des cafés, leurs lunettes D&G vissées sur le crâne (quelqu'un osera-t-il
leur dire un jour que les lunettes se positionnent sur l'arête nasale, pour une meilleure efficacité?), on agite avec plaisir ses petits orteils, privés de lumière pendant de longs
mois d'hiver, entre les lanières de ses tongs, on hésite chaque matin entre mettre une veste et braver la fraîcheur matinale, on n'oublie surtout pas sa bouteille d'eau pour téter dans le métro,
surtout quand il est aérien, on va plus souvent que d'habitude taper la discute avec ses collègues parce que "non vraiment, bosser par un temps pareil c'est pas humain"...
En un mot on s'adapte aux nouvelles conditions climatiques.
Enfin presque.

Presque, ça veut dire pas tout à fait.
Ben oui, parce que, à Paris sans doute plus qu'ailleurs (en france, parce qu'on est encore loin de Mexico, faut pas pousser, plus le ciel est dégagé, plus la pollution, poison des temps modernes qui aime tant s'acharner sur le citadin, se fait sentir (dans tous les sens du terme).
Lègère à forte difficulté à respirer, pores de la peau encrassés (faîtes le test : passez-vous du démaquillant sur la peau alors même que vous ne vous êtes pas tartinée au fond de teint...spectaculaire!), bronches encombrées (on ne peut quand même pas se réfugier derrière le froid, hein...), pédaleurs de vélib' à bout de souffle même dans les descentes, dur de ne pas s'en rendre compte.
Mais qui donc est le fautif, l'ignoble salaud qui s'en prend aux victimes innocentes que nous sommes? Ben nous, justement.
Tu roules, tu pollues. Tu allumes la
lumière, tu pollues. Tu fais tes courses sans faire gaffe aux emballages, tu pollues. Tu laisses ton chien chier n'importe où, il pollue et tu es un con. Tu pollues, tu tousses. Point barre.
Et si tu veux savoir quel ignoble saloupiot tu fais, je te conseille vivement d'aller faire un tour sur ce site et de calculer, très simplement, ta facture énergétique globale. Evidemment, ça calme, limite ça glace, mais ça remplace toutes les campagnes possibles et imaginables sur la lutte contre le gaspillage et autres démarches culpabilisantes.
J'men vais vider ma poubelle de tri, maintenant que je sais
Ah bien sûr, on retrouve avec plaisir les jolies filles en jupes courtes attablées aux terrasses des cafés, leurs lunettes D&G vissées sur le crâne (quelqu'un osera-t-il
leur dire un jour que les lunettes se positionnent sur l'arête nasale, pour une meilleure efficacité?), on agite avec plaisir ses petits orteils, privés de lumière pendant de longs
mois d'hiver, entre les lanières de ses tongs, on hésite chaque matin entre mettre une veste et braver la fraîcheur matinale, on n'oublie surtout pas sa bouteille d'eau pour téter dans le métro,
surtout quand il est aérien, on va plus souvent que d'habitude taper la discute avec ses collègues parce que "non vraiment, bosser par un temps pareil c'est pas humain"...En un mot on s'adapte aux nouvelles conditions climatiques.
Enfin presque.

Presque, ça veut dire pas tout à fait.
Ben oui, parce que, à Paris sans doute plus qu'ailleurs (en france, parce qu'on est encore loin de Mexico, faut pas pousser, plus le ciel est dégagé, plus la pollution, poison des temps modernes qui aime tant s'acharner sur le citadin, se fait sentir (dans tous les sens du terme).
Lègère à forte difficulté à respirer, pores de la peau encrassés (faîtes le test : passez-vous du démaquillant sur la peau alors même que vous ne vous êtes pas tartinée au fond de teint...spectaculaire!), bronches encombrées (on ne peut quand même pas se réfugier derrière le froid, hein...), pédaleurs de vélib' à bout de souffle même dans les descentes, dur de ne pas s'en rendre compte.
Mais qui donc est le fautif, l'ignoble salaud qui s'en prend aux victimes innocentes que nous sommes? Ben nous, justement.
Tu roules, tu pollues. Tu allumes la
lumière, tu pollues. Tu fais tes courses sans faire gaffe aux emballages, tu pollues. Tu laisses ton chien chier n'importe où, il pollue et tu es un con. Tu pollues, tu tousses. Point barre.Et si tu veux savoir quel ignoble saloupiot tu fais, je te conseille vivement d'aller faire un tour sur ce site et de calculer, très simplement, ta facture énergétique globale. Evidemment, ça calme, limite ça glace, mais ça remplace toutes les campagnes possibles et imaginables sur la lutte contre le gaspillage et autres démarches culpabilisantes.
J'men vais vider ma poubelle de tri, maintenant que je sais

Puisqu’il fallait trouver un concept, j’ai retenu celui de l’appartement, avec ses multiples pièces correspondant à autant de thématiques.
J’aurais pu choisir les étagères d’un frigo, les pièces d’une voiture ou encore les couleurs de l’arc en ciel, mais bon, il fallait bien que je me décide. Evidemment, comme toutes les règles (ou
presque) sont faites pour être transgressées, je me réserve le droit de chambouler toute cette belle organisation et de vous parler bûche de Noêl et foie gras dans la salle de bain ou sexe
dans la cuisine.
C'est drôle, c'est divinement bien écrit et d'autant plus touchant que le vieux
bonhomme s'adresse à nous, lecteurs hypothétiques d'un journal de bord maladroit, truffé de digressions savoureuses.
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