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Le mot du proprio

Photo-3.jpgPuisqu’il fallait trouver un concept, j’ai retenu celui de l’appartement, avec ses multiples pièces correspondant à autant de thématiques. J’aurais pu choisir les étagères d’un frigo, les pièces d’une voiture ou encore les couleurs de l’arc en ciel, mais bon, il fallait bien que je me décide. Evidemment, comme toutes les règles (ou presque) sont faites pour être transgressées,  je me réserve le droit de chambouler toute cette belle organisation et de vous parler bûche de Noêl et foie gras dans la salle de bain ou sexe dans la cuisine.

Mais on peut aussi parler cuisine dans la cuisine.
Bon ben ça y est.

Le sac est prêt (tellement lourd qu'on croirait que j'embarque un cadavre), mes jambes sont épilées (ben quoi, vous faîtes pas ça, vous, quand vous partez en vacances?) et mes petites affaires préparées pour demain matin aux aurores, quand il faudra que je lève le camp en catimini pour ne pas réveiller la maisonnée.
J'ai un post-it bien en évidence prêt de mon bol (eau coiffante, déo, tongs) pour ne rien oublier d'essentiel.
Oui, l'eau coiffante est pour moi essentielle. Si on vivait ensemble vous le sauriez, mais comme vous n'avez pas voulu de moi quand il était encore temps, et bien voilà, vous NE SAVEZ RIEN!!!!

Bref, all is ready.

J'ai dit au revoir à Poupon la Peste quand elle est partie au dodo, serrant avec tendresse son petit ourson en peluche. Je lui ai caressé la joue et l'ai bercée doucement dans mes bras. Et pour bien imprimer ce moment de grande émotion dans son petit coeur tout neuf, je me suis penchée vers elle et lui ai dit tout bas:
- mon chat, j'aimerais que tu me fasses une promesse...
- Voui?
- Pendant mon absence tu rassembleras toutes tes peluches qui sentent pas bon et tu les mettras dans la machine à laver, avec l'aide de maman. Tu veux bien faire ça?
- Elle est bizarre ta promesse...
- Peut-être, mais j'en ai pas d'autre en stock alors tu la prends et tu discutes pas.
- D'accord, je vais laver mes peluches, surtout Nounours, qui sent vraiment très mauvais.
- Oui, mais pas que Nounours, les autres aussi.
- Oui mais surtout Nounours.
- OUI, MAIS PAS QUE LUI!!!!! Bonne nuit mon coeur...

Maintenant il me reste le plus difficile, dire au revoir à ma moitié de melon (ça change des oranges), mon alpha, le sel de mon beurre, le jojoba de mon gel douche, l'élixir de ma vie, le poil à gratter de mon existence, MA MEUF.

ça va pas être simple (pour nous 2, faut pas croire), alors je compte sur vous, fidèles lecteurs, pour la distraire pendant cette interminable semaine.
Surout n'oubliez pas de la chauffer sur des sujets d'actu (reparlez-lui de l'analyse politique hyper-pointue de Rama Yade sur l'assassinat d'un humanitaire au Tchad, vous allez voir, c'est pas du diesel au démarrage ma copine!).
Sinon, je vous balance quelques idées en vrac : la chasse au loup dans les Pyrénées, la bouffe allégée, le tri sélectif, les régularisations de sans papiers, le prix du ticket de métro, la couleur du slip d'Henri IV, la TNT, la redevance, les réveils-matins programmables, les lave-vaisselle qui grincent, les pantalons trop serrés, les côtes qui montent, etc... Avec ça, vous devriez tenir une semaine.

Allez les z'amis, à la revoyure,et d'ici là, installez-vous, vous êtes chez vous (y'en a même qui ont leurs chaussons et un rond de serviette à leur nom).


publié dans : Le dehors du dedans recommander
commentaires (8)    par Val
Vendredi 2 mai 2008
Aujourd'hui c'est premier mai, donc on ne glande rien du tout et SURTOUT on ne fait pas bosser les autres. Ben oui, quoi, c'est le seul jour de l'année où PERSONNE ne devrait bosser. Sinon tout fout le camp ma bonne dame, c'est moi qui vous le dis. Vous êtes allés acheter un pouf à Conforama? Shame on you. Vous avez dragué votre boulangère? Etouffez-vous avec son pain. Vous avez posé vos fesses sur la banquette moelleuse d'un UGC? Vous brûlerez en enfer.

Bon, vous voilà prévenu. Le 1er mai c'est sacré.


De mon côté j'avais quand même quelquechose à faire : samedi matin je m'envole pour une semaine au Sénégal où je retrouve des amis expatriés pour 2 ans. Du coup, même si la météo est clémente (26°C...ciel dégagé. Oui je sais, ça énerve) il faut quand même préparer son petit baluchon. Maillot de bain, crème solaire (surtout la crème solaire quand comme moi on est une sorte de croisement entre un viking et un irlandais), tongs, débardeurs, etc. S'il n'y avait que ça ce serait vite fait, remarquez.
Sauf que j'ai eu la grande idée de proposer à mes amis d'être leur sherpa et d'acheminer jusqu'à eux quelques bricoles qu'ils ont du mal à trouver sur place.
Voilà donc ce que trouveront les douaniers si ils fouillent mon sac, en dehors de mon équipement de parfaite touriste : 8 plaquettes de chocolat patissier, un pot de Nutella de 800g, 60 couches baby-dry, des filtres à thé en papier, des paquets de lingettes démaquillantes, 2 boîtes géantes de Ricoré, etc.
Comment, vous ne partez pas en vacances avec votre boîte de Ricoré?!!!

C'est comme ça que je me retrouve avec un sac de trek rempli ras-la-gueule. Ne me reste plus qu'à me traîner suante et haletante jusqu'à Orly (tôt) samedi matin, et hop! On m'a promis que je serai le cul dans un piscine samedi soir. ça vaut bien le coup de me lancer dans le trafic de Ricoré (pour le chèque, merci à l'ami du petit déjeuner de se rapprocher d'over-blog).

Mais tout ça c'est le côté plaisant de la préparation du voyage.
Le côté déplaisant c'est de contempler sa douce et tendre moitié et se dire qu'on va la laisser TOUTE UNE SEMAINE. Une semaine sans se voir, sans se toucher, sans se faire rire, sans se faire la gueule, sans se vanner, sans se saouler, sans se câliner.
Je sais, je sais, faut être con pour se mettre dans des états pareils pour une séparation d'une semaine! Oui mais voilà, nous on est très cons. Si, si, on l'assumme.

Ce qui nous rassure c'est qu'on trouve facilement plus con que nous.

Ce matin, l'Emmerdeuse me dit au réveil (provoqué de manière hâtive par une personne de petite taille à l'appendice capillaire particulièrement volumineux, appuyé dans son opération commando par un félin (hahaha) obèse, cet équipage improbable réclamant qui ses chocapic, qui ses croquettes. Un jour je ferai l'échange, pour les punir), d'une voix tendre et langoureuse :
- ça me fait chier que tu partes.
- tu sais, ça m'embêtes que tu ne puisses pas venir avec moi.

Long échange oculaire langoureux...

- Je prépare le petit déj', on mange et après si tu veux on se recouche...
-... (petites étoiles dans le regard et sourire niais).

Nous reprenons donc des forces autour de la sainte table, la naine est expédiée dans son périmètre avec ses potes diplodocus et autres pet shop, et moi je bondis sous la couette, frémissante comme un goujon tout juste sorti de l'eau.
5 minutes passent.
10 minutes passent.
- heu, tu devais pas me rejoindre?
- J'arrive tout de suite!
5 minutes passent.
- Dis donc, tu serais pas en train de bloguer quand même ?!!
- Non, pas du tout!
- mais t'es quand même sur internet?
- oui, mais je blogue pas, je regarde une vidéo.
- Sur un blog?
- Nan! sur Youtube.
- Et pourquoi? C'est pas pour dire mais c'est notre dernière grasse mat' avant que je parte...
- ....
- Reponds, s'te plaît.
- C'est pour mettre sur le blog de Bertrand...
- ... (offusquée, nue comme un ver sous la couette, à attendre comme une demeurée)
- TE FACHE PAS, J'ARRIVE!!!!!

Et elle est arrivée.
Et je lui ai tout de suite pardonné (de toute façon, c'était la faute de Bertrand, comme tout le monde l'aura compris).
Elle m'a fait son sourire le plus craquant (celui où on voit presque toutes ses dents), elle a fermé délicatement la cloison japonaise et s'est glissée tout doucement à mes côtés.
On a rigolé comme deux ados attardées que nous sommes et puis on a cessé de rire.
On avait mieux à faire.
Elle a commencé par me caresser le dos, tout doucement, pendant que j'embrassais avec force son cou, ses épaules (grrrr...ses épaules!) puis son ventre. Je l'ai respirée à pleins poumons pour m'imprégner de son odeur, j'ai promené ma langue dans tous les sens pour capter son goût, un doux mélange épicé qui m'accompagnera longtemps... J'ai contemplé ses yeux qui me disaient tant et tant de choses ( reste avec moi, prends-moi, fais-moi tout ce que tu veux, serre-moi fort. Encore, encore...), j'ai promené mes mains sur chaque courbe de son corps, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Sa peau est douce, si ambrée à côté de la mienne, si blanche, comme elle aime. Et puis surtout j'ai écouté sa voix. Ou plutôt ses murmures d'abord, tendres et posés, puis ses râles, chauds, enfiévrés, qui me font monter quelquepart, très haut, où elle saura me rejoindre.

Et c'est TOUJOURS à ce moment-là que le globule se pointe derrière la porte pour demander un truc. Cet enfant est équipé d'un détecteur de baise. C'est la seule explication logique, vraiment je n'en vois pas d'autre. Si vous savez comment on le désactive, faîtes-moi signe.

La question du jour :
- on est quel jour aujourd'hui?
- jeudi (l'Emmerdeuse, essouflée, toujours concentrée...)
- Alors c'est pas mon anniversaire?
- Non, ton anniversaire c'est dans 12 jours!!!!
-...
- C'est pas tout de suite, tu vois, donc tu peux retourner jouer dans ta chambre.
VIIIIIIIIIIITTTTTE!!!!!!!!

On a l'habitude maintenant, alors on arrive (par je ne sais quel miracle, un truc qu'on appelle l'amour je crois) à reprendre nos petites affaires là où on les a laissées, juste avant d'être interrompues  pour la 152ème fois ( heureusement que le soir elle s'endort à 8h, sinon ce serait vraiment très frustrant!!!!), et nous voilà reparties de plus belle, enchaînant des positions toutes plus acrobatiques les une que les autres (que celles et ceux qui pensent que les lesbiennes n'ont qu'un pocket-kamasutra à leur disposition révisent leur jugement...), comme si c'était la dernière fois que l'on faisait l'amour, étouffant des cris de plaisir dans nos oreillers pour ne pas éveiller la curiosité du geolier en culotte courte.
L'emmerdeuse m'a tellement envoyée à l'air que j'ai posé un pied sur Pluton et je crois que de mon côté je l'ai expédiée sur la face cachée de Neptune...
Après ça on s'est endormies comme des bienheureuses, serrées l'une contre l'autre, pour ne pas perdre une minute de ce temps si précieux qui nous sépare de mon départ.

Voilà de quoi me faire aimer les adieux! (en tout cas les au-revoir...)

Allez savoir pourquoi, on a dégusté nos grillades avec un appétit d'ogre et on a regardé en famille, vautrées toutes les 3 sur le canapé "nos voisins les hommes" sur Canal.

C'est ce que j'appelle un premier mai réussi, succession de plaisirs d'intensité très variable mais qui me font penser, chaque jour un peu plus : c'était Elle, et pas une autre.

Alors oui ça me coûte de la laisser.
Mais ce ne sera que pour mieux la
retrouver. Et elle le sait.

Et puis heureusement qu'ils viennent de sortir GTA IV, ça devrait adoucir sa peine...

publié dans : la chambre recommander
commentaires (18)    par Val
Jeudi 1 mai 2008
Ce qui est génial avec Tom Sharp, c'est que vous pouvez lire tous ses bouquins dans le désordre, vous vous y retrouverez quand même! Je ne saurais trop cependant vous recommander de prendre l'histoire de Wilt à son commencement, soit WILT 1, sobrement sous-titré comment se sortir d'une poupée gonflable et d'autres ennuis encore.

 
 
 

Tom Sharp est un british pur jus, qui a quitté la perfide Albion dans les années 60 pour s'expatrier une dizaine d'années en Afrique du Sud (le temps notamment d'être emprisonné par des Afrikaners pas tout à fait en phase avec ses idées progressistes), avant de rejoindre le pays natal.
Il n'est pas tendre Tom Sharp avec ses compatriotes, c'est le moins que l'on puisse
dire! Le pauvre Wilt illustre, par ses mésaventures, tout ce qui irrite Sharp dans la société britannique contemporaine, à commencer par ses institutions : la police, la justice, le système éducatif et dans le tome 4, le système de santé, sont passés à la moulinette de ce docteur es provocation, diplômé d'humour noir et champion britannique de l'hilarité...

Wilt est un brave type, un prof de culture général dans un lycée technique, le "Tech", qui aimerait bien profiter d'une vie faite de routine et d'habitudes, qui le mènerait de son boulot au pub, de son pub à son fauteuil, sans rien exiger de plus de l'existence.
Mais ce serait sans compter avec son épouse Eva, insupportable et déjantée, qui a transformé sa vie en véritable enfer.
Ajoutez à cela des quadruplettes qu'une cigogne malveillante a largué devant sa porte et vous comprendrez pourquoi dans ce quatrième tome Wilt profite d'un voyage en Amérique de sa "petite famille" pour se barrer de chez lui et se lancer dans une randonnée à travers l'Angleterre, histoire de se changer les idées.
Oui mais voilà, cette idée n'était pas la meilleure qu'il ait eu. Wilt, comme dans les épisodes précédents, manifeste encore une fois le don de se trouver au mauvais moment, au mauvais endroit et de provoquer des qui-pro-quo en cascades.

Je ne vous en dis pas plus, sinon que dans cet épisode on trouve un ministre adepte du sado-masochisme sommé de s'expliquer sur ses préférences, des flics survoltés, des pompiers intrigués, un système d'alarme hors du commun, des quadruplettes très imaginatives, un hôpital où vous retrouverez votre mari commotionné en gériatrie 2, à moins qu'on ne l'ait déplacé en psychiatrie 3, des agents du FBI plus vrais que nature, et plein d'autres choses encore.

Tom Sharp, ce vieux monsieur délicieusement indigne, se déchaîne, plus irrespectueux, plus féroce, plus imaginatif que jamais.
Vous verrez, vous n'échapperez pas à son humour corrosif, so british.

On en regretterait presque qu'il ne soit pas français.
publié dans : la bibliothèque recommander
commentaires (3)    par Val
Dimanche 27 avril 2008
Mmmmhhh...
C'est quoi pour vous un dimanche réussi?

Pour moi c'est un réveil en douceur après une bonne nuit de sommeil (facilitée par un petit vin rosé de derrière les tonneaux dégusté au dîner...),
Un petit-déjeuner en famille avec en bonus mon meilleur ami venu passer la nuit dans notre home sweet home, avec le soleil dans le dos et des muffins chauds bouillants à se mettre sous la dent,
Une douche tonique,
La préparation du pique-nique avec mes petits sandwichs maison (oui Madâââme),
Le déhoussage des vélos,
L'enfilage de la tenue printanière (le vieux pantacourt qu'on est tellement bien dedans que si on pouvait on mettrait que ça toute l'année)
La ballade à vélo avec ma douce (qui ne râle même pas, d'ailleurs je crois même que ça lui a plu d'enfourcher son bicloune),
L'arrivée au bois et la recherche de LA place de choix pour poser nos fessiers exquis et délicats,
La dégustation du pique-nique allongées dans l'herbe, les yeux perdus dans la verdure, enivrées par le doux murmure du ruisseau qui coule à nos pieds et le chants des zozieaux,
Le bouquinage à peine perturbé par des bisous volés tendrement déposés,
Le trajet du retour en prenant son temps, caressées par le soleil,
Le petit verre bien frais sur la terrasse pour se récompenser (de quoi? on s'en fout!)
L'écriture sur le portable, les doigts de pieds en éventail, d'idées de fictions à venir,
Quelques brochettes au barbecue pour le dîner,
Un bon film peut-être,
Un câlin sûrement.

J'adore le dimanche. Celui-ci en particulier.

Qui a dit "Vivement Lundi" ?!!!!! (vous avez reconnu le coursier?)




publié dans : le balcon recommander
commentaires (8)    par Val
Dimanche 27 avril 2008
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