Mais qui habite ici?

l'heure du rendez-vous



en ce moment je lis



Recherche

Derniers Commentaires

La salle de jeux


Communautés

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Le mot du proprio

Photo-3.jpgPuisqu’il fallait trouver un concept, j’ai retenu celui de l’appartement, avec ses multiples pièces correspondant à autant de thématiques. J’aurais pu choisir les étagères d’un frigo, les pièces d’une voiture ou encore les couleurs de l’arc en ciel, mais bon, il fallait bien que je me décide. Evidemment, comme toutes les règles (ou presque) sont faites pour être transgressées,  je me réserve le droit de chambouler toute cette belle organisation et de vous parler bûche de Noêl et foie gras dans la salle de bain ou sexe dans la cuisine.

Mais on peut aussi parler cuisine dans la cuisine.
Il y a des quatrièmes de couverture qui vous font de l'oeil, l'air de rien.

Vous passez devant et allez savoir pourquoi, elles vous font l'effet d' une jolie fille qui vous ferait grâce de son plus beau sourire, à vous qui passiez par là, le nez au vent et la tête ailleurs.C'est l'effet qu'a produit sur moi le dos du livre (oui, c'est ça la quatrième de couverture...)  La légende d'une servante, de Paula Fox.

Il y est question d'une fillette de cinq ans née sur une petite île des Caraïbes, fruit de l'union "contre-nature" du fils de la propriétaire d'une plantation de canne à sucre et d'une de ses domestiques, dans les années 30.
Son père a renoncé à sa condition pour vivre auprès de la petite Luisa et de sa mère, mais ne travaille pas, car rien dans son éducation ne l'y a préparé. En revanche il n'est pas décidé à subir les événements, c'est pourquoi quand la Révolution gronde sur l'île de San Pedro, il décide de quitter Malagita, son village, et de gagner l'Amérique avec sa femme et sa fille, quel que soit leur souhait.
Cette décision irrévocable sera le début du malheur pour Luisa, arrachée contre son gré à sa terre natale et surtout à sa grand-mère, Nana, qui s'est occupée d'elle plus que sa propre mère.
La petite famille débarque à New-York et tente d'y trouver une vie meilleure, avant de comprendre bien vite qu'avant de vivre il faudra survivre...
Le livre est découpé en quatre partie, qui explicitent chacune les pensées de la petite Luisa, puis de la jeune fille qui succède à l'enfant, avant de devenir mère à son tour.
La démarche est passionnante parce qu'à chaque étape de sa vie, on comprend que Luisa gagne en résignation ce qu'elle perd d'espoir, et pourtant, toujours, quelquepart au fond d'elle, demeure une petite flamme qui brûle pour "sa vie d'avant", un foyer jamais tout à fait éteint qui se nomme Malagita.
Toute sa vie elle caresse l'espoir d'y retourner, comme on rêve de franchir un jour les portes du paradis pour enfin s'y reposer...
Le personnage de Luisa est intéressant et surtout attachant parce qu'il n'est pas stéréotypé : ne cherchez pas là le parcours exemplaire d'une exilée partie de rien qui construit sa vie sur des fondations de colère et de revanche.
Non. Fille de domestique, Luisa Sanchez le deviendra à son tour, volontairement.
Mais Luisa de la Cueva, le nom que son père lui a donné, sommeille toujours en elle.

Paula Fox raconte les souffrances d'une enfant déracinée qui ne se sentira jamais tout à fait chez elle là où l'exil l'a portée, et les troubles de l'adulte qui ne
parviendra jamais tout à fait à guérir les blessures de l'enfant qu'elle fut.
Luisa grandit mais sa tristesse est intacte. Elle ne veut pas ressembler à ceux qu'elle sert, même si elle les observe avec justesse et tendresse. Elle veut juste être elle-même et pour cela, croit-elle, elle doit retourner d'où elle vient.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, douce et subtile, où chaque personnage est décrit avec suffisamment de détails et d'allusions pour les rendre tantôt émouvants, tantôt insupportables. On est aux côtés de l'héroïne, qui nous conte son histoire, et on aimerait, de bout en bout, entourer ses épaules et lui dire simplement : courage...
publié dans : la bibliothèque recommander
commentaires (6)    par Val
Lundi 12 mai 2008
Voilà, les vacances sont finies, je suis rentrée hier en fin d'après-midi, claquée mais comblée par tout ce que j'avais pu voir et faire, et contente de retrouver mes meufs à la maison!

Quoi vous dire sur mon mini-voyage? Rien de très précis, sans doute parce que c'est encore trop frais dans mon esprit, c'est pourquoi je préfère vous donner à voir plus qu'à lire...

Je vous laisse découvrir un (tout petit) bout du Sénégal au travers de ces quelques images attrapées au vol dans un pays qui ne demande qu'une chose : être découvert!
En vrac vous trouverez : des animaux sauvages, un bus "local", des marchands de tissus, une plage de rêve, une belle piscine, de la bouffe, des enfants rieurs à la récré, un village où chrétiens et musulmans cohabitent en parfaite harmonie depuis des décennies, un établissement spécialisé qui a le sens de la formule, et d'autres choses encore...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Alors, vous partez quand?
publié dans : Le dehors du dedans recommander
commentaires (12)    par Val
Dimanche 11 mai 2008

Bien que loin de notre Douce France, je n'oublie pas que les occupants les plus assidus de cet appartement et surtout du blog de l'Emmerdeuse (j'suis pas dupe, hein, moi je suis que la pièce rapportée. Snif) ont rendez-vous dans un peu plus d'un mois pour communier ensemble autour d'un verre de rouge et d'une grosse tranche de saucisson.

Pour ceux qui prendraient le train en marche, je les renvoie
ici et
 .

Je rappelle brièvement le principe : constituer une communauté nouvelle, basée sur le non-sens et le goût du partage du grand n'importe quoi, mâtiné d'absurde et de second degré bien lourd, constituée de personnalités...singulières qui, n'écoutant que leur courage, ont décidé de se rencontrer dans la vraie vie, avant de pousuivre leurs échanges dans le cadre d'une communauté tout ce qu'il y a de plus virtuelle.
En principe, ne seront admis dans la Communauté de l'âne Ô que les personnes physiquement présentes le jour J. Cependant, en raison de crises d'hystérie multiples et hospitalisations d'urgence inombrables, il a été décidé que des adhésions "par contumace" pourraient être accordées. Un jury d'experts (ah, ah, ah) se réunira pour examiner chacune de ces candidatures.

Pour cadrer un peu l'affaire, je vous communiquerai prochainement une adresse mail, qui vous permettra de manifester votre volonté de participer aux réjouissances du 21/06/08. Vous serez alors priés de décliner votre identité et un minimum de coordonnées, afin que nous puissions vous communiquer en temps utiles les détails techniques de l'opération (genre : RDv sur le parking du Lery-Merlin de Saint-Ouen, à minuit. Bon Ok, on essaiera de trouver plus glamour...).
Ces infos nous seront également utiles pour tenter de régler des problèmes individuels d'hébergement, afin que ce motif fallacieux ne soit plus mis en avant par des pétochard(e)s qui ne savent plus quel prétexte avancer pour se dégonfler!

Enfin cette manip nous permettra d'évaluer le nombre de participants et de nous assurer que l'endroit que nous avons choisi sera adapté.

Voili, voilou.

Si tu es beau, moche, petit, grand, moyen, à forte poitrine ou...à forte poitrine (les pectoraux ça compte, messieurs!), si tu es célibataire, marié(e) avec ou sans enfants, si tu ris de tes propres blagues et n'apprécie pas les casse-couilles, si tu aimes la mauvaise foi plus que le pâté, rejoins la communauté de l'âne Ô.
Tiens, ça me fait penser que nous n'avons pas encore réfléchi à une devise....En voilà une belle idée de concours!

je m'en occupe à mon retour.

D'ici là, allez-y gentiment le matin, doucement le midi et tranquille le soir.

publié dans : Le dehors du dedans recommander
commentaires (26)    par Val
Mercredi 7 mai 2008

Chers z'amis,

Un petit mot de Dakar où tout se passe pour le mieux.

Bon en fait ça a failli mal commencer avec un atterrisage mémorable! Vous savez, la totale avec virage sur l'aile, tremblements de la carlingue, réaccélération et tout le toutim... je soupçonne le commandant de bord d'avoir tenté un atterrissage avec les pieds ou de souffrir de dégénérescence maculaire totale...
ça ne mouffetait pas dans la carlingue, c'est moi qui vous le dis.
Enfin bref, je suis arrivée à bon (aéro) port, et j'ai bien vite retrouvé mes amis sur le parking devant le dit aéroport. En fait ils n'étaient pas seuls, les flics du secteur ayant choisi de taper un peu la discut' et de leur demander de déballer tous leurs papiers...
Après une explication franche et cordiale, voire virile, on a pu mettre les voiles direction Saly, au sud.
Un ami de mes amis nous avait prêté un appart' pour 3 jours, le pied!
Piscine et plage à 10m, vraiment trop dur... Et puis c'était une résidence, pas un club. Ce qui veut dire pas de jeu à la con du genre attraper des bananes avec les seins ou  se déguiser en trav' avec une plume dans le cul. Pas de cocktail de bienvenue et surout pas de repas à thèmes!
Evidemment on était très loin du vrai Sénégal, celui de la misère et de la lutte pour la survie, mais rassurez-vous, nous n'êtions pas dupes!
Seul souci : grosse chaleur la nuit, donc sommeil léger, léger....
Et puis en fait, dormir toute seule j'ai plus l'habitude. Bon, j'étais pas vraiment tout seule puisque la petite fille de mes amis a dormi dans ma chambre la première nuit. La pauvre a perdu 5 fois son doudou dans la nuit. Je l'ai aidée à le retrouver à la lueur de mon portable, c'était épique!
Mais moi mon Doudou, il était pas là. Il était loin, en boule sous sa couette, sûrement très occupé à me maudire parce que j'étais pas là pour l'agripper comme une bouée de sauvetage toute la nuit, en lui racontant ma vie par rêve interposé...
Si on m'avait dit qu'un jour j'aurais du mal à me séparer de quelqu'un plus de quelques heures, je me serais bidonnée pendant des heures (justement)!

Sauf que là je ne ris plus.

C'est dingue, à chaque fois que je vois un truc sympa ou intéressant, j'ai une crampe au ventre parce que je ne peux pas me tourner vers elle pour lui dire "t'as vu?". Alors je prends des photos par dizaines, comme une touriste de base. Elle s'en foutra de mes photos, mais tant pis, j'aurais l'impression de partager un tout petit peu de mon voyage avec elle.

Ce soir on va se retrouver sur internet par Skype interposé. J'ai hâte...
J'espère que elle aussi!

D'ici là je vais aller bouquiner sur la terrasse et piquer une tête à la piscine du club de sport où bosse mon pote.

Ben quoi?
faut bien que je profite, non?!!!

Bises à tous, portez vous bien et ne dégueulassez pas tout en mon absence, hein!

Val

publié dans : Le dehors du dedans recommander
commentaires (12)    par Val
Mardi 6 mai 2008
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus