L'un de mes grands petits plaisirs du mois c'est de découvrir dans ma boîte aux lettres le dernier numéro de
"Lire".
D'abord parce qu'il parle de ce que j'aime, évidemment, ensuite parce qu'il me permet de découvrir de nouveaux auteurs, et enfin parce qu'il y a une rubrique intitulée "l'univers d'un écrivain"
qui vous permet de "visiter" l'antre d'un écrivain...C'est une porte entrebaillée à travers laquelle vou tendez le cou pour jeter un oeil, voyeur ou amusé, sur son lieu de travail, qui se trouve
être souvent son lieu de vie. Par exemple dans le dernier numéro de ma revue préférée vous pouviez découvrir l'univers de John le Carré, et notamment la somptueuse bibliothèque qu'il s'est fait
construire dans son austère demeure plantée sur les côtes anglaises, face au vent....
Le mois précédent le dossier principal était consacré à la littérature américaine et en particulier à ses auteurs contemporains. Une interview-fleuve de plusieurs pages était consacrée à Richard
Ford, auteur mythique que, je l'avoue, je ne connaissais pas avant d'avoir lu cet article.
Le bonhomme écrit peu, mais quand il frappe, il frappe fort.
Comparé à Raymond Carver, ce qui n'est pas le moindre des hommages, il a reçu de nombreux prix, dont le Pulitzer, pour Indépendance, la
suite d'un week-end dans le Michigan. Avec l'état des lieux, sorti cette année
en France, ces trois livres forment un tryptique autour de la vie de Franck Bascombe, héros récurrent de Ford.
Dans un week-end au Michigan, Richard Ford met
en place son héros, ou plutôt son anti-héros : Franck Bascombe est un écrivain raté qui s'est reconverti dans le journalisme sportif. Résidant à Haddam, une banlieue chic du New-Jersey, il
traverse une sorte de crise existentielle après le décès de son jeune fils de 10 ans, quelques temps auparavant. Ce drame l'a conduit à se séparer de sa femme, avec qui il garde malgré tout de
bonnes relations et à s'éloigner de ses deux autres enfants.
Le livre n'a ni début ni fin : on accompagne Franck Bascombe dans ses cogitations intérieures, dans sa quête de sens et s'il lui prend l'envie de nous reparler du bon vieux temps, à nous de le
suivre et de ne pas perdre le fil...
Le livre doit son titre à un week-end que Bascombe doit partiellement consacrer à l'interview d'un footballeur prématurément en retraite suite à de graves blessures. Il part en voyage en
compagnie de sa jeune maîtresse, mais l'aventure romantique vire rapidement au fiasco, ces deux-là n'ayant manifestement pas grand chose à faire ensemble.
L'atmosphère de ce livre est étrange, volontairement d'ailleurs, et nous montre à quel point l'existence d'une bourgeoisie plutôt intellectuelle, rassurée par des références culturelles solides,
est totalement friable une fois confrontée à la réalité du quotidien. Les grands concepts volent en éclat en un instant, et on ne sait plus très bien à quoi se raccrocher. Bascombe tient bon, il
fait le dos rond, s'obstine à avancer et à sortir la tête de l'eau, mais autour de lui les personnages en déroute, souvent au bord du goufre, sont innombrables.
Un roman psychologique donc, sans suspense ni rebondissements, juste une succession d'impressions et de sentiments décrits avec une accuité stupéfiante par Richard Ford : il a certes quelques
traits en communs avec son personnage, mais finalement peu. Par exemple Ford n'a pas d'enfants et pourtant le personnage de Bascombe en père meurtri est d'une justesse rare.
Un livre "ovni", pour lecteurs curieux et obstinés qui ne craindront pas d'être déroutés.
Publié dans : la bibliothèque
13
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Par Val
Dimanche 16 novembre 2008
7
16
/11
/Nov
/2008
11:15
Petite pépite découverte ce midi à la télé...
A l'heure où dame publicité ne cesse d'essayer de nous convaincre à coups de spots, affiches et slogans indigents à quel point nous sommes uniques, beaux et désirables parmi nos médiocres
semblables, il n'est pas mauvais de tendre devant soi un miroir teinté d'auto-dérision et de s'adresser un clin d'oeil en murmurant "j'suis pas dupe...".
Et si vous vous croyez malgré tout plus fort que la machine à uniformiser les masses, faites-donc un tour ici, et découvrez le travail d'artistes
néerlandais (expo photo en cours au Carrousel du Louvre) qui ont shootés pendant 15 ans nos contemporains.
Et vous, de quel troupeau êtes-vous?
Publié dans : par la fenêtre
8
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Par Val
Vendredi 14 novembre 2008
5
14
/11
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/2008
18:16
Cher lecteur,
Je t'informe par ce bref communiqué de l'interruption momentanée des programmes de Lappartement.
N'en prends pas ombrage, sache simplement que les dix doigts qui frappent habituellement 2 ou 3 textes dans la semaine sont actuellement au
bord de l'épuisement et ne souhaitent pas s'astreindre à un quelconque exercice d'écriture qui ne provoquerait pas un minimum de satisfaction, voire de plaisir (osons le mot) à leur
propriétaire.
Celle-ci t'invite à consulter les archives pour prendre ton mal en patience, à exploser ton score à Bubble (quelquepart à gauche de cette
page), à visiter d'autres blogs (par exemple ceux en liens également sur la gauche) ou à t'adonner à toute autre activité que tu jugeras bon de pratiquer et qui ne serait pas punie par la loi
(mais après tout c'est toi que ça regarde).
En un mot je fais une pause, et je reviens sévir en ces lieux dès que j'aurai regonflé les batteries.
A bientôt les p'tits clous!
Publié dans : l'entrée
16
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Par Val
Mardi 28 octobre 2008
2
28
/10
/Oct
/2008
19:53
Pas trop le temps d'écrire en ce moment alors en guise d'interlude je vous mets quelques vidéos de choix qui,
je l'espère, vous renverront vers d'agréables souvenirs de mercredis après-midi et de samedi passés devant la télé à 3 chaînes, de ce modèle disparu dont la télécommande s'appelait "lève ton cul
et va tourner le bouton".
Publié dans : le grenier
14
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Par Val
Jeudi 23 octobre 2008
4
23
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/2008
19:21
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