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Le mot du proprio

Photo-3.jpgPuisqu’il fallait trouver un concept, j’ai retenu celui de l’appartement, avec ses multiples pièces correspondant à autant de thématiques. J’aurais pu choisir les étagères d’un frigo, les pièces d’une voiture ou encore les couleurs de l’arc en ciel, mais bon, il fallait bien que je me décide. Evidemment, comme toutes les règles (ou presque) sont faites pour être transgressées,  je me réserve le droit de chambouler toute cette belle organisation et de vous parler bûche de Noêl et foie gras dans la salle de bain ou sexe dans la cuisine.

Mais on peut aussi parler cuisine dans la cuisine.


C'est parti...
Vous pouvez vous inscrire pour participer aux réjouissances du 21 juin prochain à l'adresse suivante :

communautedelaneo@free.fr

Merci d'indiquer vos coordonnées, afin que nous puissions vous joindre facilement :

Nom :
Prénom :
mail :
portable (facultatif, mais pourrait s'avérer utile!) :

Je rappelle que cette boîte aux lettres est à votre disposition pour résoudre vos problèmes éventuels d'hébergement, ou au contraire proposer des solutions. Nous nous chargerons de vous mettre en relation, et après vous réglerez vos petites affaires entre vous. Les membres fondateurs de la communauté de l'âne Ô déclinent toute responsabilité quant au comportement des personnes potentiellement hébergées (en clair, si on dévalise votre pot de nutella ou qu'on vous vide votre tube de dentifrice). Mais tenez-nous au courant quand même...Idem pour les hébergés.
On ne sait jamais, des fois qu'un serial killer lirait ces lignes...

Environ 15 jours avant le rendez-vous nous vous indiquerons précisément où se fera le pique-nique (Non ce ne sera pas à Montpellier, n'insistez pas! par contre vous pouvez prendre votre prem's pour Paris, ça c'est béton).

Allez, en avant les bourricots!


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commentaires (14)    par Val
Jeudi 15 mai 2008
Jusqu'à présent j'ai plutôt eu la main heureuse en  rangeant dans la bibliothèque de l'Appartement des livres pour lesquels j'ai eu un véritable coup de coeur ou, à tout le moins, une vraie tendresse.
Parce qu'il faut un début à tout, cette fois j'ai décidé de dégainer mon fusil à fléchettes et de descendre (gentiment, quand même) en flamme un bouquin qui m'a déçu, peut-être parce que j'en attendais trop, allez savoir.

Jean Teulé, dans Le magasin des suicides, nous décrit la vie d'une famille de branques, les Tuvache, dont la particularité est de tenir un commerce spécialisé dans la vente d'articles destinés à permettre à ses clients de mettre fin à leurs jours.
On y trouve aussi bien des mètres de corde que des fioles de poison, des animaux venimeux ou des champignons vénéneux (je vous épargne la litanie des produits disponibles, sinon vous aurez déjà la moitié du livre entre les mains).
Le drame de monsieur et madame Tuvache est que leur fils cadet respire la joie de vivre et n'a qu'un souhait : convaincre tout un chacun que la vie vaut la peine d'être vécue! Vous l'aurez compris l'attitude du gamin est mauvaise pour les affaires, c'est pourquoi ses parents déploieront des trésors d'ingéniosité pour le ramener dans le chemin de la dépression et du chagrin perpétuel.

L'idée, amusante, ne tient malheureusement pas la route tant elle se saborde dans des démonstrations lourdingues, des situations attendues et des personnages plus stéréotypés que Bugs Bunny et le Doc.

Je pensais me perdre avec délice dans les méandres de l'absurde, voire du surréalisme (que les inconditionnels de Boris Vian s'en tiennent à leur idole!) et je ne fais que me noyer dans une copie d'écolier ("élève Jean Teulé, tu me raconteras en 150 pages l'histoire d'une famille qui tient un magasin des suicides. Tu prendras garde à épuiser ton sujet et à ménager un happy end que la Fox, Familles de France et la Bibliothèque verte applaudiront des quatre mains").

L'ensemble est malgré tout bien écrit (je sais, c'est une appréciation qui ne veut rien dire...), ce qui augmente ma frustration!
Je vais donner une deuxième chance à cet auteur à la bouille irrésistible ( vous vous souvenez du grand zigue un peu lunaire qui posait des questions gentilles (boules blanches) et des questions méchantes (boules rouges) dans Nulle part ailleurs il y a quelques années? C'était lui!) et je lirai plus tard Darling, adapté l'an dernier au cinéma.

Un type né à Saint-Lô, dans la Manche, ne peut pas être un mauvais auteur.
Par contre une fille née à Avranches, dans la Manche, pourrait bien avoir porté un jugement hâtif.

Je l'espère.
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commentaires (6)    par Val
Mercredi 14 mai 2008
Transpiration,
Je conchie ton nom

Les auréoles que tu dessines
Sous des aisselles assassines

L'odeur insoutenable
Proche de celle de l'étable
Que tes effluves écoeurantes
Répandent, si entêtante

Me font 100 fois rêver à mon  auto
Aux dépends des joies du métro

Ses voyageurs trempés de sueur
Leurs corps poisseux
Regards haineux
Au bord des lèvres mènent mon coeur

Transpiration,
Putain change de wagon!
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commentaires (10)    par Val
Mercredi 14 mai 2008
Il y a des quatrièmes de couverture qui vous font de l'oeil, l'air de rien.

Vous passez devant et allez savoir pourquoi, elles vous font l'effet d' une jolie fille qui vous ferait grâce de son plus beau sourire, à vous qui passiez par là, le nez au vent et la tête ailleurs.C'est l'effet qu'a produit sur moi le dos du livre (oui, c'est ça la quatrième de couverture...)  La légende d'une servante, de Paula Fox.

Il y est question d'une fillette de cinq ans née sur une petite île des Caraïbes, fruit de l'union "contre-nature" du fils de la propriétaire d'une plantation de canne à sucre et d'une de ses domestiques, dans les années 30.
Son père a renoncé à sa condition pour vivre auprès de la petite Luisa et de sa mère, mais ne travaille pas, car rien dans son éducation ne l'y a préparé. En revanche il n'est pas décidé à subir les événements, c'est pourquoi quand la Révolution gronde sur l'île de San Pedro, il décide de quitter Malagita, son village, et de gagner l'Amérique avec sa femme et sa fille, quel que soit leur souhait.
Cette décision irrévocable sera le début du malheur pour Luisa, arrachée contre son gré à sa terre natale et surtout à sa grand-mère, Nana, qui s'est occupée d'elle plus que sa propre mère.
La petite famille débarque à New-York et tente d'y trouver une vie meilleure, avant de comprendre bien vite qu'avant de vivre il faudra survivre...
Le livre est découpé en quatre partie, qui explicitent chacune les pensées de la petite Luisa, puis de la jeune fille qui succède à l'enfant, avant de devenir mère à son tour.
La démarche est passionnante parce qu'à chaque étape de sa vie, on comprend que Luisa gagne en résignation ce qu'elle perd d'espoir, et pourtant, toujours, quelquepart au fond d'elle, demeure une petite flamme qui brûle pour "sa vie d'avant", un foyer jamais tout à fait éteint qui se nomme Malagita.
Toute sa vie elle caresse l'espoir d'y retourner, comme on rêve de franchir un jour les portes du paradis pour enfin s'y reposer...
Le personnage de Luisa est intéressant et surtout attachant parce qu'il n'est pas stéréotypé : ne cherchez pas là le parcours exemplaire d'une exilée partie de rien qui construit sa vie sur des fondations de colère et de revanche.
Non. Fille de domestique, Luisa Sanchez le deviendra à son tour, volontairement.
Mais Luisa de la Cueva, le nom que son père lui a donné, sommeille toujours en elle.

Paula Fox raconte les souffrances d'une enfant déracinée qui ne se sentira jamais tout à fait chez elle là où l'exil l'a portée, et les troubles de l'adulte qui ne
parviendra jamais tout à fait à guérir les blessures de l'enfant qu'elle fut.
Luisa grandit mais sa tristesse est intacte. Elle ne veut pas ressembler à ceux qu'elle sert, même si elle les observe avec justesse et tendresse. Elle veut juste être elle-même et pour cela, croit-elle, elle doit retourner d'où elle vient.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, douce et subtile, où chaque personnage est décrit avec suffisamment de détails et d'allusions pour les rendre tantôt émouvants, tantôt insupportables. On est aux côtés de l'héroïne, qui nous conte son histoire, et on aimerait, de bout en bout, entourer ses épaules et lui dire simplement : courage...
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commentaires (6)    par Val
Lundi 12 mai 2008
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